Samir Frangié : Nous ne demandons pas à l’Occident sa protection, mais sa contribution à la bataille pour la paix

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Samir FrangiéOLJ, 01/09/2014

L’ancien député Samir Frangié, qui est l’un des fondateurs de Saydet el-Jabal, a souligné dans son allocution que face au cycle de violence démentielle qui s’abat sur la région, « une autre logique pointe à l’horizon, reflétée par la dynamique renouvelée des composantes de la société civile ». « Cette approche, a relevé Samir Frangié, souligne qu’il est possible de faire face au cycle de violence à la condition que deux points soient réalisés : adopter une attitude morale qui consiste à ne pas établir une distinction entre un terrorisme et l’autre, de manière à condamner toutes les formes de terrorisme, à savoir le terrorisme israélien contre les civils à Gaza, le terrorisme du régime syrien contre son peuple et le terrorisme de l’organisation État islamique contre les minorités religieuses et ethniques en Irak ; le second point est d’unifier les efforts des modérés au sein de toutes les communautés pour faire face aux extrémistes de toutes les communautés, en œuvrant avec les militants de la société civile afin d’établir un filet de sécurité pour juguler les dangers qui menacent la société. »
Soulignant que « la paix est devenue une condition nécessaire à la pérennité du Liban, à l’ombre de la double présence chrétienne et musulmane », Samir Frangié a déclaré qu’« il est temps de tourner la page des conflits qui empêchent l’État de protéger le pays et d’aller de l’avant dans le projet d’édification d’une paix permanente au Liban ».
Affirmant que la paix durable au Liban passe par « le recouvrement par l’État de sa souveraineté bafouée depuis 1969 », par « la libération de l’État des conflits entre les communautés », par « la fin de la période noire dans les relations libano-syriennes » et libano-palestiniennes, M. Frangié a déclaré en conclusion : « Nous ne sommes pas une minorité en Orient. Nous sommes une des composantes de la région (…). Nous ne voulons pas la protection de l’Occident. Nous voulons de l’Occident qu’il s’associe à nous dans la bataille pour la paix et qu’il s’emploie, à cette fin, à rectifier les erreurs qu’il a commises et qui ont entraîné la région dans la situation présente. Ces erreurs portent sur le non-règlement du conflit arabo-israélien, l’alliance pendant une grande période avec les régimes dictatoriaux dans la région, la destruction de l’État en Irak et le mutisme observé face aux crimes contre l’humanité en Syrie. »

Source : L’Orient Le Jour