Yes Academy. Ou l’hymne à la musique et à l’échange culturel

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american1Le 28 août 2014 – Par Pauline Mouhanna

C’est un programme international consacré aux jeunes qui s’est tenu en août à la NDU. Très attendu par les amateurs de musique et de théâtre, Yes Academy Lebanon a rassemblé des enseignants américains, des musiciens libanais talentueux et des étudiants avides de recevoir une formation professionnelle digne du plus haut niveau.

En 2007, le programme Yes Academy (The Youth Excellence on Stage) a été établi par l’organisation non gouvernementale américaine American Voices (voir encadré). La mission de ce programme est d’inspirer les jeunes et de leur donner la possibilité d’échanger culturellement avec les Etats-Unis. Il vise également à les motiver artistiquement et à former les enseignants et les futurs dirigeants des pays en voie de développement. Pour cela, des formations et des performances sont assurées par des professionnels américains dans des genres aussi divers que le jazz, le hip-hop, le break dance et l’Orchestre classique. Cette année, Bruce Walker, le Dr Greg Hurley, Marc Thayer… Tout comme Vera Parkin, Ira Spaulding et Anna Zastrow, provenant des meilleures universités américaines comme l’East Carolina University, l’University of Missouri et l’University of Texas, étaient attendus au Liban. Parmi les personnes connues et également présentes dans le cadre de ce programme, John Ferguson, le fondateur et le directeur exécutif d’American Voices. Tout ce beau monde a assuré durant plusieurs jours des formations de qualité. Que ce soit en musique de chambre, en piano classique, composition pour les jeunes et les moins jeunes. Outre cette présence américaine, des professionnels libanais ont pris part à cet événement, notamment Patrick Fayad. Ce jeune pianiste et concertiste, formé à l’Ecole de musique de l’Usek, puis à l’Ecole normale de Paris, a déjà obtenu plusieurs récompenses en piano, harmonie, solfège et histoire de la musique. Dont en 2002 le prix au concours du festival d’Olonne et la Médaille d’or obtenue en Suisse en 2003. Fayad relate à Magazine sa rencontre avec l’ONG Amercian Voices et sa participation cette année à ce séminaire. Une rencontre qui remonte à 2000 puisqu’il devait jouer lors d’un Masterclass pour Ferguson, mais cela n’avait pu se faire. En 2009, au cours d’une soirée musicale, le président d’American Voices l’écoute de nouveau et l’invite, dès le lendemain, à diriger la classe. Depuis cette première expérience, Fayad a gardé de très bons contacts avec l’équipe d’American Voices et, cette année, il a été invité à dispenser un Masterclass dirigé par Vera Parker, présidente de la section piano et par John Ferguson. Selon Fayad, «la rotation entre les trois professeurs principaux du piano permet d’appréhender différentes visions et approches sur le plan de l’apprentissage, l’importance de la technique pianistique et la découverte de nouveaux répertoires, sans oublier d’apprendre à s’écouter. L’un des atouts majeurs d’un Masterclass réside dans la variété des pièces abordées. Ce qui permet de découvrir et de se familiariser avec différents styles et formes techniques».
Aussi, Ce Masterclass se déroule en public. Ce qui offre, ajoute Patrick Fayad, «à tous les participants la possibilité et le plaisir de s’écouter et d’apprendre les uns des autres. Véritable atout que ne permet pas un cours classique où il n’existe que la relation professeur-élève».

Pauline Mouhanna (états-Unis)

Pour plus d’informations, se rendre sur le site Internet d’American Voices:
http://www.americanvoices.org/yes-academy
Ce programme s’est couronné par la tenue de deux concerts à la NDU.

Source : L’Hebdo Magazine