Découvrez Samar : Une Libanaise à Paris

publié le 25 août 2014 à 11:01

Cette semaine, Samar : Une Libanaise à Paris, prend en main la rédaction de Carnet Mode. Journaliste, blogueuse et fashionista invétérée, découvrez ses secrets et ses conseils au travers de sa Carte Blanche.

Samar, une libanaise à Paris : qu’est ce qui vous a motivé à créer votre blog ?

Je l’ai créé par hasard. Une copine me disait depuis un moment de créer un blog, mais j’avais une mauvaise image des bloggeurs, je les trouvais narcissiques et je lui avais même dit, « jamais de la vie »! C’est pas fait pour moi, je préfère la vraie vie! J’étais à l’époque journaliste sur la chaîne d’informations internationales France24. Au quotidien j’avais plus affaire à des questions géopolitiques et économiques, et un soir, plutôt un matin, en rentrant du travail, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai cliqué sur internet « comment créer un blog ? » et je me suis lancée sans vraiment savoir ce que j’allais y écrire… Au début, je n’en ai pas parlé autour de moi, et les choses ont évolué naturellement, aujourd’hui, je ne me vois pas vivre sans, c’est mon Bébé !

Votre partenariat avec Carnet Mode est-il né d’une relation particulière que vous avez avec le magasin Galeries Lafayette ?

Tout le monde a une histoire avec les Galeries Lafayette, qu’on vienne de Tombouctou, de province ou de Paris… J’y venais quand j’étais petite avec mes parents pour les cadeaux de Noël. Quand je me suis installée à Paris, j’ai eu un coup de cœur pour le Lafayette Gourmet et ses produits d’exception; Et quand les Galeries m’ont proposé de vivre le rêve de toutes les filles : être enfermée une nuit dans le magasin, à la veille des soldes, je n’en revenais pas ! Tous mes souvenirs d’enfance me sont apparus et ça a été une expérience incroyable, d’être là, un portant à mon nom, et faisant un shopping toute seule. C’était une soirée mémorable d’autant que je suis rentrée avec une très belle robe Carven super soldée que j’avais en ligne de mire depuis un moment.

Quel est votre rapport à la mode ?

Crédits : Lama Matar

Crédits : Lama Matar

Je dis souvent que je n’aime pas la mode, j’aime le style. Ça peut paraître prétentieux, mais je trouve que le rapport qu’on a avec la mode prend des proportions incroyables et perd tout son sens. L’industrie de la mode est une industrie comme une autre, ce que j’aime dans cette industrie, c’est le savoir-faire des métiers d’art par exemple, cette exellence qui se transmet et ne peut se délocaliser. Je peux passer des heures avec un bottier qui va me parler de ses souliers d’exception. J’aime le style qu’une femme peut avoir, le style qui se transmet parfois de mère en fille, ou qui s’apprivoise. J’aime l’idée de garder toute sa vie une veste en cuir qui devient une sorte de talisman, vous savez, cette pièce qu’on sort pour se sentir bien et se réconforter. Le rapport affectif qu’on peut avoir avec ce qu’on possède, mais j’aime aussi la folie de ceux qui ont marqué l’histoire de la mode comme avec mon icône Diana Vreeland où le génie de Karl Lagerfeld que j’ai eu la grande chance d’interviewer.

Vous avez habité dans plusieurs villes à travers le monde, s’il n’en restait qu’une, laquelle choisiriez-vous ?

Paris ! Bien évidemment, ma ville d’adoption, celle qui me permet de vivre tous les jours des expériences incroyables, de rencontrer des gens passionnants et si cultivés. Paris m’émeut beaucoup, même si je trouve que c’est une ville difficile à apprivoiser. « Je suis en constante intégration », je considère que c’est un cadeau de la vie de vivre dans la plus belle ville du monde. J’aime la France, son histoire et sa culture. Avoir vécu ailleurs me permet d’autant plus d’apprécier Paris. Je fais souvent des allers-retours à Abidjan ou à Beyrouth… pour mieux retrouver Paris.

Plus de 23.000 followers sur Instagram, les réseaux sociaux et vous, une histoire d’amour ?

C’est ma première assistante qui m’a mise sur Instagram, il y a quelques mois ! J’étais complètement perdue au début, je n’y comprenais rien. J’avais déjà beaucoup à faire avec le blog, et je ne voulais pas m’ajouter une charge de travail. Maintenant, je suis complètement addict, j’ai rencontré beaucoup de gens sur le réseau, c’est un outil de communication incroyable. Moi qui adore écrire, je m’intéresse désormais aussi à l’image. C’est un autre ton, beaucoup plus léger et ça me permet de rire de la mode; par exemple, je fais des hashtags interminables, j’essaie de partager mon univers avec un peu plus de légèreté que sur le blog et je découvre des talents incroyables, comme des illustrateurs, des photographes, avec qui j’ai travaillé par la suite.

Source : Galeries Lafayette