Danse au-dessus du volcan : le Liban chroniqué sur les ondes suisses

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Le journaliste suisse signe 10 émissions consacrées au Liban sur la Radio Télévisions Suisse (RTS). Capture d'écran de la RTS.

Le journaliste suisse signe 10 émissions consacrées au Liban sur la Radio Télévisions Suisse (RTS). Capture d’écran de la RTS.

OLJ, 22/07/2014

SUR LE NET

A travers 10 émissions d’une heure chacune et disponibles en ligne, le journaliste Cyril Dépraz dresse un portrait haut en couleurs du Liban.

Début juillet, le journaliste et producteur Cyril Dépraz a posé ses valises au Liban. Pendant près de deux semaines, il a offert aux auditeurs de la radio suisse RTS une émission quasi-quotidienne, véritable plongée d’une heure au cœur des réalités contrastées du pays du Cèdre. Les 10 émissions réalisées sont aussi en ligne et téléchargeables sur le site de la radio suisse.

« Au Liban, rien n’est jamais normal. On y vénère les seins siliconés tout en vivant de bouts de ficelles. Ses écrivains et ses médecins sont admirés dans le monde entier, mais ses chefs de guerre sont toujours au pouvoir. Et son droit civil est régi par 18 communautés religieuses. Aujourd’hui, ce tout petit pays accueille plus d’un million de réfugiés syriens. Hanté par ses anciens démons, le Liban est à nouveau menacé d’explosion, » écrit le journaliste en introduction.

A chaque émission, Cyril Dépraz laisse la parole à de nombreux invités et en suit certains dans leurs activités, à l’instar du tagueur EPS à la recherche d’un mur à peindre dans la nuit de Beyrouth, où du Dr Ibrahim Melki, procédant à une liposuccion et une pose d’implants mammaires dans une salle d’opération.

La première émission est consacrée à Beyrouth. « Beyrouth est à l’image du Liban. Trop complexe pour supporter d’être qualifiée. Tout à la fois, meurtrie, sensuelle, frénétique, bordélique, exaltante, bizarre… ».

La deuxième traite de « la mémoire qui flanche« , avec l’ancien milicien repenti Assaad Chaftari, Rachid Achkar, l’adjoint au maire de Beyrouth, et Lokman Slim, de l’association Umam. La quatrième revient sur l’aventure de « la fusée pour le Liban« , la cinquième aborde la situation des réfugiés syriens dans le pays, la sixième évoque la « génération 75« , « c’est-à-dire la génération de ceux qui sont nés pendant et avec la guerre civile. Une génération qui a développé un rapport tout à fait particulier à la vie, à la violence et à la mort. » La septième, intitulée « le nez au milieu de la figure » offre une plongée dans le monde de la chirurgie esthétique, et la huitième donne la parole aux « enfants syriens… réfugiés au Liban« . La neuvième se penche sur « le volcan libanais« . Enfin, la dernière, la dixième intitulée « rester, partir, revenir », traite la question de la diaspora libanaise et des liens qu’elle garde avec le pays.

Source : L’Orient Le Jour