Un éditeur libanais suscite la polémique en France avec son « Opération Ramadan »

Les ouvrages proposés en France par Albouraq, éditeur libanais, ne sont pas du goût de tous.

Les ouvrages proposés en France par Albouraq, éditeur libanais, ne sont pas du goût de tous.

OLJ, 29/07/2014

DANS LA PRESSE

Des pétitions et appels au numéro vert antijihad pour interdire les livres d’Albouraq.

Ses ouvrages sont présents dans 1.000 magasins à travers la France, « principalement en hypermarchés », revendique Mansour Mansour, directeur de la maison d’édition libanaise Albouraq. Et son « Opération Ramadan » est un grand succès, se félicite-t-il. Un succès et des ouvrages pas du goût de tout le monde, rapporte Le Figaro, qui précise que deux pétitions ont été lancées pour le « retrait de toute publication incitant à la violence religieuse ». Les livres d’Albouraq ont même été dénoncés sur le numéro vert antijihad, mis en place en avril dernier par le gouvernement français.

Les ouvrages en question sont des corans, des biographies des prophètes, mais aussi des ouvrages « polémiques », selon l’expression même du patron d’Albouraq, poursuit le quotidien français.
Ainsi, dans La Voie du musulman, édité en avril 2014, le cheikh algérien Abu Bakr al-Jazairi écrit par exemple : « Les musulmans doivent installer toutes sortes d’usines d’armement pour fabriquer tout genre d’armes en usage dans le monde ou toute invention nouvelle, même au détriment du bien-être de la nation ».

Dans d’autres ouvrages édités par Mansour Mansour et vendus notamment dans les hypermarchés de la banlieue parisienne, sont développés les mérites de la guerre sainte.

Interrogée par Le Figaro sur l’effet de ses livres, la maison Albouraq répond : « Il y a d’un côté les intégristes musulmans, qui sont choqués que des livres sacrés soient vendus au milieu d’articles impurs, de l’autre les islamophobes…». Mansour Mansour souligne, lui, que son « Opération Ramadan » est avant tout « une affaire commerciale ».

Le ministère français de l’Intérieur évoque, pour sa part, « une littérature salafiste classique », « il y a appel au jihad, mais pas au terrorisme. Nous n’avons donc pas les moyens juridiques pour interdire de tels livres.»

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Source : L’Orient Le Jour