Avant le vote au Conseil des droits de l’homme, les contacts tous azimuts de Najla Riachi…

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Najla Riachi AssakerDANS LES COULISSES DE LA DIPLOMATIE

Khalil FLEYHANE | OLJ, 25/07/2014

Le Liban a naturellement participé à la réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme qui s’était tenu mercredi à Genève, axée sur les exactions de l’armée israélienne contre les civils à Gaza, à commencer par les femmes, les enfants et les vieillards. La représentante du Liban auprès du Conseil, Najla Riachi, a multiplié ses contacts, sur demande du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, notamment avec ses homologues arabes, latino-américains, quelques ambassadeurs africains, ainsi que les représentants des pays de l’OCI, pour un maximum de coordination avant le vote, afin d’assurer au moins 16 voix sur 47.
Dans son intervention, Mme Riachi a demandé instamment, au nom du Liban, l’arrêt des attaques israéliennes contre Gaza et a refusé net, comme 29 de ses pairs, de mettre dans le même sac la victime et le bourreau : il faut dire que les représentants des États-Unis et des pays européens avaient demandé que soient pareillement condamnés Israël et les Palestiniens.
Selon des informations recueillies par L’Orient-Le Jour, une très franche division a régné entre les deux camps, alors que le représentant israélien tenait un discours d’une grande violence. Et après que deux pays membres eurent tenté de voter en faveur du Hamas en raison de leurs sympathies propalestiniennes, les pays européens ont décidé d’adopter une même et unique position.
Rappelons que le Conseil a finalement voté le projet de résolution condamnant Israël par 29 voix contre une (celle des États-Unis) et 17 abstentions (dont la France).

Source : L’Orient Le Jour