Les grandes étapes du pape François en Terre sainte

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Des touristes à l’Église de la Nativité à Bethléem passent devant une photo du pape François et du chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 18 mai. Photo AFP/ Ahmad Gharabli.

Des touristes à l’Église de la Nativité à Bethléem passent devant une photo du pape François et du chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 18 mai. Photo AFP/ Ahmad Gharabli.

REPÈRE

Voici les grandes étapes du premier pèlerinage du pape François en Terre sainte du 24 au 26 mai, une visite volontairement ramassée qui le conduira en Jordanie, à Bethléem et à Jérusalem.

OLJ/AFP, 19/05/2014

BETHANIE (Jordanie)

La Vallée du Jourdain. Photo Beivushtang/Creative Commons.

La Vallée du Jourdain. Photo Beivushtang/Creative Commons.

Sur la rive jordanienne du Jourdain, en face de la ville palestinienne de Jéricho, c’est le lieu ou Jésus-Christ, selon la tradition, a été baptisé par Jean-Baptiste.

En 2009, Benoît XVI y a posé la première pierre d’une nouvelle église de rite melkite (grec-catholique) et d’une église latine (catholique romaine), les deux communautés chrétiennes majoritairement présentes en Jordanie.

 

BETHLÉEM (Territoires palestiniens)

L’Église Sainte Catherine à Bethléem. Photo AFP/Thomas Coex. 

L’Église Sainte Catherine à Bethléem. Photo AFP/Thomas Coex.

Le pape y célébrera une grand-messe en public sur la place de la Mangeoire, devant la basilique de la Nativité.

Située au cœur de Bethléem, ville autonome palestinienne, l’église de la Nativité a été érigée au 4e siècle à l’emplacement où, selon la tradition, Marie a donné naissance à Jésus dans une étable.
Classé au patrimoine mondial, ce site attire deux millions de pèlerins chaque année. Le bâtiment a subi les outrages du temps et des conflits et sa toiture fait l’objet d’une importante restauration.

 

CAMP DE RÉFUGIÉS DE DHEISHEH (Territoires palestiniens)

Le camp palestinien de Dheisheh, aux abords de Bethléem. Photo AFP/Thomas Coex.

Le camp palestinien de Dheisheh, aux abords de Bethléem. Photo AFP/Thomas Coex.

Établi en 1949, ce camp de réfugiés a d’abord accueilli des familles palestiniennes chassées de Jérusalem et de ses environs par l’armée israélienne pendant la première guerre israélo-arabe. Aujourd’hui, 14.800 Palestiniens vivent dans ce faubourg de Bethléem devenu le cinquième camp de réfugiés le plus peuplé de Cisjordanie (sur 19).

En 2000 Jean Paul II y avait appelé à une solution rapide au drame des réfugiés palestiniens.

 

LA BASILIQUE DU SAINT SÉPULCRE (Jérusalem)

La basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem lors de la traditionnelle cérémonie du "samedi des lumières" de la Pâque orthodoxe. Amir Cohen/Reuters

La basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem lors de la traditionnelle cérémonie du « samedi des lumières » de la Pâque orthodoxe. Amir Cohen/Reuters

Le plus important sanctuaire de la chrétienté. Il est bâti sur le lieu où, selon la tradition, Jésus a été crucifié puis enseveli au tombeau (le « sépulcre ») avant de ressusciter.

Six communautés de chrétiens -grecs orthodoxes, catholiques latins (romains), arméniens, coptes, syriens orthodoxes et éthiopiens- se partagent ce sanctuaire depuis le « statu quo » de 1852.

Le pape François doit participer à une prière œcuménique commune avec les chefs des autres Églises chrétiennes, point culminant de son pèlerinage.

 

L’ESPLANADE DES MOSQUÉES/MUR DES LAMENTATIONS (Jérusalem)

Le Mur des lamentations et la Mosquée Al-Aqsa en arrière plan. Photo Golasso/Creative Commons.

Le Mur des lamentations et la Mosquée Al-Aqsa en arrière plan. Photo Golasso/Creative Commons.

L’esplanade des Mosquées, appelée Haram al-Sharif (le « Noble sanctuaire ») par les musulmans et « Mont du Temple » par les juifs est un site sacré et une source de tensions quasi-quotidiennes pour les deux religions.

Surmontée par le célèbre « Dôme du rocher », l’esplanade abrite la mosquée Al-Aqsa, le troisième lieu saint de l’islam.

En contrebas se trouve le mur des Lamentations, dernier vestige du Second Temple juif détruit en 70 après JC par les Romains et lieu sacré du judaïsme.

 

LE MÉMORIAL DE YAD VASHEM (Jérusalem)

Le mémorial de la Shoah à Jérusalem. AFP/Menahem Kahana

Le mémorial de la Shoah à Jérusalem. AFP/Menahem Kahana

Consacré à la mémoire des six millions de juifs victimes du génocide nazi durant la Seconde Guerre mondiale, ce site niché dans la forêt des monts de Jérusalem abrite un musée, des archives, un mur où sont inscrits les noms des victimes et une Crypte du Souvenir, où les hôtes de marques sont invités lors de leur passage à raviver la « flamme éternelle ».

 

LE JARDIN DES OLIVIERS (Jérusalem)

Le Mont des oliviers à Jérusalem. Photo Wilson44691/Creative Commons.

Le Mont des oliviers à Jérusalem. Photo Wilson44691/Creative Commons.

Au pied du Mont des Oliviers, c’est au jardin de Gethsémani que, selon le Nouveau Testament, Jésus a prié avant son arrestation par les Romains. Le site renferme un petit jardin où poussent des oliviers, dont certains seraient millénaires.

 

LE CÉNACLE (Jérusalem)

Le Cénacle de Jérusalem, au sommet du mont Sion. AFP/Menahem Kahana

Le Cénacle de Jérusalem, au sommet du mont Sion. AFP/Menahem Kahana

Selon la tradition, c’est le site de la Cène, le dernier repas de Jésus avec ses apôtres, au cours duquel fut instituée l’Eucharistie. C’est aussi là que les apôtres ont reçu l’Esprit-Saint à la Pentecôte, 50 jours après Pâques. Ces deux événements marquent pour les chrétiens la naissance de l’Église.

Le Cénacle se trouve au deuxième étage de cet édifice sur le Mont Sion, et pour les juifs le rez-de-chaussée abrite la tombe du roi David. Le site est aussi un sanctuaire musulman.

Le lieu, dont le Vatican souhaiterait récupérer l’usage, cristallise la colère de juifs religieux radicaux qui s’opposent à la célébration par le Pape d’une messe qu’ils considèrent comme « impie ».

Source : L’Orient Le Jour