Bertrand Cantat au Liban… Pauvre Marie !

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Alors que la campagne contre les hommes qui maltraitent leurs épouses a le vent en poupe au Liban, on leur invite un assassin…

Marie-Trintignant

Marie Trintignant

Comme relayé dans un ancien post ici (Fifi Abou Dib pour L’Orient Le Jour), des associations comme KAFA dénoncent ces violences domestiques « autorisées » au Liban. Aucune loi n’interdit de cogner, tant qu’on ne tue pas !

Cantat a battu à mort sa compagne l’actrice Marie Trintignant (19 coups, dont 4 au visage selon les légistes), fille de Nadine et Jean-Louis Trintignant, qui tombe au sol, inanimée et mortellement atteinte. Bertrand Cantat la porte alors jusque dans son lit. Dans la nuit, il appelle au téléphone Vincent, le frère de Marie Trintignant. Celui-ci rejoint le chanteur à l’aube, mais ne mesure pas l’ampleur du drame qui est en train de se jouer. Ce n’est qu’à 8 heures du matin qu’il se décide enfin à appeler les secours…

Voilà ensuite qu’il est programmé au Festival de Beiteddine les 7, 8 et 9 août 2014 :

Wajdi Mouawad présente Antigone de Sophocle dans une traduction de Robert Davreu, avec Bertrand Cantat, compositeur et chanteur (chœur grec). Le dramaturge et metteur en scène libano-canadien avait présenté cette pièce dans le cadre de sa trilogie Des femmes à Avignon, composée des Trachiniennes, d’Antigone et d’Electre, de Sophocle. C’est le spectacle illustrant la soif de justice d’Antigone au sein de la cité qui est porté à Beiteddine.
À 20h.

*À signaler une remise de 10 % sur les billets achetés avant fin mai. Billets en vente au Virgin Ticketing Box Office. Tél. : 01/999666. Pour plus d’informations :
www.beiteddine.org

Nadine Trintignant juge «indécent» le retour sur scène de Cantat

Le Figaro | Mis à jour le 30/04/2014 à 12:13 Publié le 30/04/2014 à 08:50

Bertrand Cantat / Nadine Trintignant

VIDÉO – Interrogée par Europe 1 ce mercredi matin, à l’occasion de la sortie de son livre La Voilette de ma mère, l’écrivain et cinéaste est revenue sur le drame de Vilnius. Et s’est insurgée contre la nouvelle carrière musicale du chanteur.

Tant que Nadine Trintignant vivra Bertrand Cantat ne pourra échapper à son passé. À l’occasion de la sortie de son livre La Voilette de ma mère aux éditions Fayard, dans lequel elle revient sur la mort de sa fille Marie Trintignant, la cinéaste et écrivain Nadine Trintignant s’est exprimée sur le drame de Vilnius (2003) et sur ses rapports avec Bertrand Cantat qu’elle évoque dans son roman en le qualifiant de «brute».

Pour elle, le chanteur de Détroit, leader de Noir Désir à l’époque du drame, qui vient de se produire au Printemps de Bourges, «n’existe plus». «Quand sa femme s’est pendue, un journaliste m’a demandé à quoi je pensais: j’ai répondu que je pensais à ses enfants et j’ai raccroché». Concernant son récent retour sur scène, qu’il a orchestré après ses huit ans de réclusion, Nadine Trintignant s’insurge. «Je trouve indécent qu’il se reproduise sur scène. Très indécent. Quand on a tué… Je crois que c’est le seul exemple de quelqu’un qui se produit sur scène après avoir tué quelqu’un et que tout le monde le sache…».

Quand on lui demande si le pardon est possible, Nadine Trintignant répond: «C’est quoi le pardon ? Le vrai pardon, c’est l’oubli, on est d’accord ? Vous avez une fille ? Deux ? Alors imaginez. Vous oublieriez ? Voilà ma réponse».

Article du Figaro

 

Les libanaises manifestent contre les violences conjugales

Elle, par Laurence Riatto | Créé le 01/04/2014 à 17h57

© Sipa

© Sipa

« L’ère des machistes est révolue », « Nous ne voulons pas d’une loi dénaturée ». Ce mardi matin, des dizaines de Libanaises ont manifesté devant le parlement de Beyrouth. Le but ? Inciter les députés à promulguer la loi visant à protéger les femmes contre les violences conjugales. Le projet de loi contre les violences domestiques, approuvé en Conseil des ministres en avril 2010, est en effet bloqué depuis 2012 par le Parlement qui tarde à le voter, explique le site du « Parisien ».

Des femmes résignées à leur sort

Cette manifestation a été initiée par l’association Kafa. Selon Rima Abi Nader, responsable du centre d’écoute de cette ONG, de nombreuses femmes hésitent à quitter le domicile conjugal « parce qu’elles ont peur d’être séparées de leurs enfants ». Elle ajoute dans « L’Orient-le Jour », un quotidien francophone libanais, que les femmes victimes de violences conjugales « se sentent coupables de les laisser et préfèrent subir l’ire du mari jusqu’à ce que leurs enfants grandissent ». Elle explique enfin que d’autres femmes ne peuvent tout simplement pas partir « parce qu’elles sont économiquement dépendantes de leurs conjoints. Dans beaucoup de cas, le mari entretient cette dépendance, en interdisant par exemple à son épouse de travailler, justement pour mieux contrôler sa vie. La femme a de nombreuses craintes qui la poussent à se résigner à son sort ».

Source : Elle