Exposition Liban à Aix-en-Provence

Non classé

2882306-0

Centre aixois des Archives départementales DES BOUCHES-DU-RHÔNE

CYCLE DE CONFÉRENCES ET MANIFESTATIONS

La France et le Liban

Parcours entre archives et bandes dessinées

28 mars – 8 juin 2013

Dessins de Zeina Abirached et Michèle Standjofski

25, allée de Philadelphie
13100 Aix-en-Provence
04 13 31 57 00 www.archives13.fr
En partenariat avec la Bibliothèque départementale et l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence
Entrée libre du lundi au samedi 9h – 18h – Fermé le mardi matin

Invitation au vernissage

Jean-Noël Guérini, Président du conseil général, Sénateur des Bouches-du-Rhône

a le plaisir de vous convier

Jeudi 28 mars à 18h30

au vernissage de la nouvelle exposition du centre aixois des Archives départementales

La France et le Liban

Parcours entre archives et bandes dessinées

Dessins de Zeina Abirached et Michèle Standjofski

En présence de Mme Hala Keyrouz, Consul Général du Liban

Un cocktail suivra.

Quels liens entre la France et le Liban ? L’exposition aborde cette question à travers le regard de deux auteurs de BD libanaises, Zeina Abirached et Michèle Standjofski, l’une vivant en France et l’autre à Beyrouth, mais aussi grâce à des documents d’archives, comme autant de témoignages sur l’exil et l’attachement au pays. Ces témoignages sont mis en perspective par la brochure de l’historienne Liliane Nasser et les documents qu’elle a sélectionnés aux Archives départementales, aux archives de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Marseille, au musée d’histoire de la ville de Marseille et dans des collections privées.

« Naples, Gênes, Cracovie, Angers, Strasbourg, Istanbul, Moscou, Maribor, Smyrne ou Le Pirée… Ma famille est faite de voyageurs atteints de bougeotte qui ont choisi de jeter l’ancre au Liban. »
Partir ou rester, Michèle Standjofski

«Je suis libanaise et française, je suis aussi arabe, européenne, maronite, laïque, fille de mes parents et petite-fille de mes grands-parents, anonyme, enracinée et nomade. Et tout cela en même temps.»
Zeina Abirached

« Mes parents ont émigré du Liban vers l’Afrique, moi-même je suis née au Sénégal et depuis mon enfance je vis à Marseille. Façonnée par cette identité plurielle, je n’ai eu de cesse d’étudier l’histoire de cette immigration dont je suis à la fois témoin et acteur. »
Liliane R. Nasser, historienne, commissaire scientifique de l’exposition

 

Programme

JEUDI 4 AVRIL, 18h30

Parcours migratoires entre le Liban et la France : l’exemple de Marseille, par Liliane Nasser, docteur en histoire

C’est à partir de témoignages recueillis auprès d’immigrés ou de leurs descendants que nous évoquerons l’histoire du Liban et de son émigration, ces parcours individuels participant de l’histoire collective. Nous montrerons aussi

la façon dont la Guerre du Liban a marqué une rupture dans l’expérience migratoire des Libanais en terme de réveil identitaire, de solidarité et de visibilité nouvelle.

VENDREDI 12 AVRIL, 18h30

Conférence de Zeina Abirached et Michèle Standjofski, dessinatrices

Michèle Standjofski est née et vit à Beyrouth. Elle travaille dans l’illustration et la bande dessinée, disciplines qu’elle enseigne également à l’Académie Libanaise des Beaux-Arts. Dans cette exposition, elle traite l’histoire de sa famille (des gens d’origine russe, polonaise, française et italienne, qui se retrouvent à Beyrouth) et va tenter de montrer pourquoi et comment elle a décidé de rester vivre au Liban.
Zeina Abirached représentera le point de vue d’une libanaise installée en France. Née à Beyrouth, elle a été l’étudiante de Michèle mais a décidé de s’installer à Paris. Les liens avec son pays d’origine sont très forts et elle y retourne souvent. « Je suis libanaise et française, je suis aussi arabe, européenne, maronite, laïque, fille de mes parents et petite-fille de mes grandsparents, anonyme, enracinée et nomade. Et tout cela en même temps. »

SAMEDI ET DIMANCHE 13 ET 14 AVRIL, 9h00 à 18h00

Ouverture exceptionnelle du bâtiment pendant le festival de la bande dessinée d’Aix-en-Provence.

Visites guidées de l’exposition par les artistes le samedi à 17h00 et le dimanche à 11h30.

JEUDI 02 MAI

Concert d’Ameylia Saad Wu et le trio Keynoad

Chantant les poésies de son père, l’écrivain libanais Michel Saad, Ameylia Saad Wu met en musique son deuxième opus «Moires et Mouvances» avec les musiciens Christian Kiane Fromentin et Nicola Marinoni. Dans un concert homonyme où fusionnent style néoclassique et world music, le trio Keynoad nous transporte sur «l’autre rive de l’orage faite d’oublis et de rêves». Ameylia Saad Wu: voix et harpe celtique. Christian Kiane Fromentin: violon, gheytchak et saz. Nicola Marinoni: percussions

MARDI 14 MAI, 18h30

La Guerre du Liban, ou des guerres dans la guerre, par Joseph Bahout, politologue, spécialiste du Moyen-Orient contemporain, enseignant à Sciences-Po Paris.

Le fragile édifice social et politique libanais et son système communautaire, la donne régionale à la veille de 1975, le facteur palestinien, l’entrée en guerre du voisin syrien et son installation durable, l’invasion israélienne et la projection du Conflit israélo-arabe sur le terrain libanais, la dislocation du pays et la danse au bord de la partition, l’élargissement de l’enjeu régional à l’Iran et la montée du Hezbollah, l’épuisement international et celui des acteurs locaux, la paix imposée et imparfaite, les guerres de l’aprèsguerre… Autant de têtes de chapitres qui révèlent l’extraordinaire emboîtement des paramètres. Une conférence pour essayer de comprendre ce qui s’est vraiment joué, et qui continue de se jouer encore.

VENDREDI 24 MAI, 18h30

Récits de vie en temps de guerre, par Jihad Darwiche, poète

Jihad Darwiche est né en 1951 dans un petit village du Sud-Liban. Son enfance a été bercée par les contes, la poésie et les récits traditionnels de l’Orient que racontaient sa mère et les femmes du quartier. Il anime des veillées de contes où s’entremêlent le merveilleux des Mille et Une Nuits, la sagesse et le sourire. Des régions, mais également des êtres humains qui n’ont pas cessé de vivre malgré les bombardements, ces hommes et ces femmes sont les vrais héros du conteur. Certes ils n’ont pas accompli de grandes prouesses. Ils ne possèdent pas non plus le verbe grandiloquent qui martèle les foules mais, par leurs petits actes quotidiens accomplis.