Le centre-ville de Beyrouth au diapason des fêtes à partir du 1er décembre

Non classé
Mounir Douaidy entouré du père Toufic Maatouk et de Micheline Abi Samra.

Mounir Douaidy entouré du père Toufic Maatouk et de Micheline Abi Samra.

Festival Les églises historiques du centre-ville de Beyrouth accueillent, à partir du 1er décembre, une série de concerts de musique sacrée marquant la cinquième édition de « Beirut Chants ».

Le centre-ville de Beyrouth bat au cœur des saisons. À l’occasion des fêtes de fin d’année, c’est devenu une tradition, il se pare de ses plus beaux atours et programme une série de manifestations pour petits et grands.

Parmi celles-ci, le festival «Beirut Chants» qui célèbre cette année sa cinquième édition et dont le programme a été annoncé hier par Mounir Douaidy, directeur général de Solidere, lors d’une conférence en présence de Micheline Abi Samra, fondatrice du festival, et du père Toufic Maatouk, directeur artistique de ce festival.

Cette manifestation rallie un grand nombre de musiciens libanais et étrangers autour des concerts de musique orientale mais aussi classique, couvrant diverses époques et genres. «Comme de coutume, le programme inclut des chants de Noël des traditions syriaques, maronites, byzantines, arméniennes, ainsi que de la musique occidentale sous ses diverses déclinaisons, a souligné le père Maatouk. Le festival accueille cette année des musiciens de renommée mondiale. Il met également la lumière sur des talents locaux ayant porté haut le nom du Liban sur les scènes mondiales.»

Le festival sera inauguré le samedi 1er décembre, à 20h, à l’église Saint-Maron de Gemmayzé, par le Sestetto dell’Accademia della Scala di Milano, en collaboration avec l’Institut culturel Italien.

Le dimanche 2 décembre, à 20h30, cette même église accueille l’ensemble Correspondances avec la messe L’Archange et le lys, d’Antoine Boesset, en collaboration avec l’Institut français du Liban. Les pièces choisies pour ce programme s’articulent autour de l’épisode de l’annonce faite par l’archange Gabriel à la Vierge Marie de la naissance du Christ. S’y trouvent donc mêlées des notes et antiennes propres à cette fête, ainsi que certaines citations du Cantique des Cantiques.

Parmi les têtes d’affiche également : le fameux pianiste libanais Abdel Rahman el-Bacha effectue un retour au bercail offrant aux mélomanes, le samedi 8 décembre, 20h, à l’église des capucins, une «Nuit avec Beethoven».

À signaler également un duo «Watar wa Sawt» (diapason et voix) regroupant la chanteuse Ghada Chbeir et la musicienne de qanun Imane Homsi, le samedi 15 décembre à l’église Saint-Élie de Kantari.

Dimanche 16 décembre, la cathédrale Saint-Georges des maronites accueille le maestro autrichien Manfred Mussauer qui dirigera l’Orchestre philharmonique libanais et les chorales de Notre-Dame de Louaizé et de l’Université antonine dans un programme «Viva Verdi», marquant le bicentenaire du compositeur italien. Avec la participation de la soprano Rima Tawil, laquelle clôturera également «Beirut Chants» par un concert dédié aux arias de Massenet. Elle sera accompagnée par Jeff Cohen (piano) et Carine Balit (violoncelle), comme elle l’a été lors de son grand succès parisien d’il y a trois semaines à la salle Gaveau.

À signaler que le programme complet des 25 concerts (dont l’entrée est libre) est disponible sur www.beirutchants.com

Source : L’Orient Le Jour