Le Festival du printemps de Beyrouth, une 4e floraison prometteuse !

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23/05/2012

Gisèle Khoury et Randa Asmar annonçant le programme à la presse.Photo Michel Sayegh

Gisèle Khoury et Randa Asmar annonçant le programme à la presse.

CONFÉRENCE DE PRESSE Du 3 au 9 juin, le Festival du printemps de Beyrouth essaimera son désormais traditionnel bouquet de manifestations culturelles de qualité.

C’est ce qu’ont annoncé Gisèle Khoury et Randa Asmar, qui ont tenu une conférence de presse à l’hôtel Riviera pour divulguer les rendez-vous de cette 4e édition du Festival à la programmation, comme toujours, pluridisciplinaire et gratuite. Des spectacles, disséminés dans plusieurs salles et théâtres de la capitale et qui de la danse contemporaine aux chansons patriotiques libanaises, en passant par le théâtre, les musiques du monde, l’électro-fusion soufi et le hip-hop ainsi qu’une conférence, sont dédiés à la mémoire de Samir Kassir et à son héritage intellectuel et humain, dont ce festival se veut le porteur.

Rappelons que ce festival, institué en 2009, est baptisé «Printemps de Beyrouth» du titre de l’un des derniers articles écrits par Samir Kassir. Il a vu le jour grâce au soutien d’amis et de nombreux sponsors, mais surtout de la société civile libanaise.

En voici le programme : 

Le 3 juin – Théâtre al-Madina

«La La La Gershwin», danse hip-hop africaine contemporaine. Cette création de José Montalvo et Dominique Hervieu autour de George Gershwin, le compositeur américain qui a écrit les plus belles musiques de films des années 30, puise librement dans la fabrique des danses et des images de Broadway du début du XXe siècle.

Le 4 juin – Théâtre Babel

Compositeur et clarinettiste syrien, salué comme un «virtuose au son incroyablement riche» par la critique du New York Times, Kinan Azmeh présentera, avec son ensemble de musiciens, un bouquet de ses dernières œuvres. Né à Damas et diplômé de la New York’s Juilliard School, ce musicien talentueux s’est produit en solo dans les salles les plus prestigieuses comme l’Opéra Bastille, le Carnegie Hall, le Royal Albert Hall ou le Mozarteum… Et a partagé la scène avec des musiciens prestigieux dont : Daniel Barenboim, Marcel Khalifeh, Zakir Hussein ou encore Manfred Leuchter…

Le 5 juin – Bathish Auditorium (AUB)

Invitée d’honneur du Festival, l’une des voix les plus courageuses du cinéma égyptien. Celle de l’écrivain et scénariste égyptien Waheed Hamed, qui n’hésite pas à aborder de front dans ses films les problèmes sociopolitiques des sociétés arabes et qui s’exprimera en conférence à Beyrouth sur le thème du «Printemps arabe aujourd’hui».

Le 6 juin – Théâtre Tournesol

Mélange de théâtre et de cinéma, Hôtel Methuselah présenté par la compagnie britannique Imitating The Dog (et surtitré en français) fait fusionner scène et écran dans un hommage au cinéma britannique de l’après-guerre et à la nouvelle vague française.

Il s’agit d’une histoire contemporaine de fantôme qui exprime les craintes qu’éveillent en nous la mortalité, la sexualité et la venue au monde d’un enfant.

Le 7 juin – Jardin Samir Kassir

Mercan Dede and The Secret Tribe feront vibrer l’atmosphère ce soir-là au son du nay, du oud, de la darbouka, des sons mixés et des rythmes électroniques de Dede et de sa bande composée de trois musiciens et d’«une» derviche tourneur. Musicien, producteur et DJ turc, Dede vit à Montréal, où il compose, ou plutôt recompose, une musique universelle electro-contemporaine jalonnée de sonorités issues du patrimoine traditionnel soufi.

Le 8 juin – Théâtre Monnot

En droite ligne du théâtre des Mathurins en France, Lettre d’une inconnue, une pièce de Stefan Zweig mise en scène par Christophe Lidon et interprétée par Sarah Biasini et Thomas Cousseau. Ce grand classique traite du thème de l’obsession amoureuse à travers une longue lettre écrite par une femme amoureuse de son voisin de palier, un jeune écrivain de renom, pour qui elle restera à jamais une inconnue.

Le 9 juin – Assembly Hall (AUB)

En clôture de cette semaine de festivités culturelles printanières, Élie Choueiri, alias le «Père de la chanson patriotique», offrira avec le concours de la chorale de l’Université Notre-Dame de Louaizé, dirigée par père Khalil Rahmé, et d’un orchestre de 21 musiciens dirigé par Georges Merheb, un concert intitulé «Cœur à cœur». Musicien, compositeur et chanteur, vouant un amour incommensurable au pays du Cèdre, Élie Choueiri a collaboré avec les frères Assi et Mansour Rahbani et à contribué au succès de plusieurs artistes dont Sabah, Samira Toufic, Dalida Rahmé et Majida el-Roumi… On cite parmi ses mélodies les plus connues: Bektob Esmik Ya Biladi, Saff el-Aaskar ou Taala W Tetaamar Ya Dar…

Signalons enfin que tous les spectacles ont lieu à 21h précises. Seule la conférence de Wahid Hamed se tiendra à 19h. Plus d’informations au : Beirutspringfestival.org

Source : L’Orient Le Jour