Beiteddine 2012, la diversité toujours au rendez-vous !

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09/05/2012

Le ministre du Tourisme Fadi Abboud et la présidente du festival Nora Joumblatt au cours de la conférence de presse. Photo Michel Sayegh

Le ministre du Tourisme Fadi Abboud et la présidente du festival Nora Joumblatt au cours de la conférence de presse.

CONFÉRENCE DE PRESSE C’est à la Salle de verre du ministère du Tourisme et en présence du ministre Fadi Abboud (qui a promis de mettre un budget à la disposition des grands festivals pour leur publicité à l’étranger) que Nora Joumblatt, présidente du Festival de Beiteddine, a annoncé le programme des soirées « beiteddiniennes » de 2012. Du pop-rock au lyrique, en passant par la danse, le tarab et le jazz, la diversité est, comme toujours, au rendez-vous de ce festival tout public !

28 juin : Caracalla Dance Theatre

Ouverture avec Kan ya ma kan, une création spéciale d’Yvan et Élyssar Caracalla pour le festival – accompagnée « live » par l’Orchestre philharmonique libanais conduit par Harout Fazlian – qui mixe, sur une trame tirée des contes des Mille et Une Nuits, les musiques de Rimsky Korsakov, du Boléro de Ravel réorchestrée sur instruments orientaux, et les airs du folklore interprétés par une flopée de chanteurs et d’acteurs connus (avec les apparitions spéciales de Hoda Haddad, Rifaat Torbey et Gabriel Yammine, entre autres). Sans compter l’énergie de la danse et le chatoiement des costumes et des décors toujours au rendez-vous avec Caracalla. Ce spectacle est également au programme des soirées des 29 et 30 juin.

7 juillet : danse contemporaine

Push avec Sylvie Guillem et Russell Maliphant. Créé en 2005 au Royal Ballet de Sadler’s Wells et présenté en tournées en France, en Italie, en Suisse, en Allemagne et au Japon, Push est formé de quatre courtes pièces du même Russel Maliphant. Ce danseur et chorégraphe britannique est considéré comme l’un des plus brillants de sa génération. Il a développé une approche unique de la chorégraphie, qui se nourrit de sa vaste expérience du ballet et de la danse contemporaine, ainsi que de la capoeira, du t’ai chi et du yoga.

Sylvie Guillem, elle, n’est plus à présenter. La célèbre danseuse devait se produire le 16 juillet 2006 à Beiteddine et n’avait pu le faire pour les raisons que l’on connaît. L’ex-danseuse étoile de l’Opéra de Paris et soliste invitée du Royal Ballet de Londres a abandonné le classique, depuis une dizaine d’années, pour donner une nouvelle direction à sa carrière par des collaborations avec des chorégraphes tels que William Forsythe, Maurice Béjart, Mats Ek et, plus récemment, Russell Maliphant ou encore Akram Khan. Un Push qui la porte à explorer de nouveaux mondes du mouvement. Et qu’il faut inscrire sur l’agenda des soirées festivalières à ne pas manquer.

12 juillet : soirée tarab

Du tarab et des khoudoud halabiah avec Hamam Khairi, «la grande voix d’Alep».

Longtemps choriste au sein de l’ensemble de Chouyoukh el-tarab, il a grandi entouré de grands noms tels Sabah Fakhri ou Sabri Moudallal.

Doté d’une voix puissante, Hamam Khairi trace depuis une dizaine années son propre chemin. Il interprète des chansons exigeant une grande maîtrise et une technique sans faille, tout en faisant preuve d’une aisance dans les variations et l’improvisation. Il voyage facilement dans les formes savantes et traditionnelles qu’il sait réinterpréter dans un cadre de modernité respectueuse de la tradition. Depuis 1998, il connaît ses plus grands succès dans ses tournées de festivals. Celui de Carthage notamment. Tout comme en 2000, il a remporté le prix de la meilleure performance au Festival des radios arabes au Caire.

14 juillet : pop rock

Depuis un an The Cranberries sont de retour ! Mené par Dolores O’Riordan, chanteuse à la voix extraordinaire, ce groupe irlandais a régné sur les Charts durant plus d’une décennie avec des tubes comme «Linger», «Dreams», «When You’re Gone», «Salvation » ou encore le fameux «Zombie» avant de s’éclipser durant une dizaine d’années. Dolores et ses trois acolytes, le guitariste Noël Hogan, son frère le bassiste Mike et le percussioniste Fergal Lawler, voulaient se consacrer à leurs familles respectives. A leur actif: 30 millions de disques vendus, 4 albums au Top 20, des tournées planétaires et des millions de fans. Et voilà les quatre compères qui ressortent un nouveau cd intitulé «Roses» comprenant des titres aussi variés que le doux et estival «Fire & Soul», le reggae «Raining In My Heart» ou le tumultueux « Conduct Yourself » et qui remontent à nouveau sur scène pour distiller ce son si typique des Cranberries… que goûtent de nombreux fans!

17 juillet : jazz

Au menu de la soirée: le répertoire latino, brésilien, be-bop et swing, du Dizzy Gillespie All-Star Big Band, la formation d’excellents musiciens qui, sous la houlette du bassiste John Lee, rendent hommage au maître John Birks «Dizzy» Gillespie, l’un des plus importants trompettistes de l’histoire du jazz, et témoignent de son héritage dans leurs tournées de concerts à travers le monde. Un large ensemble d’une vingtaine de «disciples de Dizzy» (à l’instar des renommés Jimmy Heath, Cyrus Chestnut, Lewis Nash ou Antonio Hart, pour ne citer que les plus connus) auxquels va se joindre, en guest star, la jazzwoman libano-canadienne Randa Ghossoub au beau filet de voix smooth.

26 juillet : opéra

En droite ligne des Chorégies d’Orange où il est à l’affiche le même mois, La Bohème, un des opéras les plus populaires de Puccini qui conte l’histoire d’un petit groupe d’artistes désargentés, transformera la scène de la cour du palais des émirs en Quartier latin de Paris.

Dirigés par Jean-Yves Ossonce, l’Orchestre philharmonique libanais, l’ensemble vocal des Chorégies d’Orange et un chœur d’enfants libanais (Maîtrise du Festival de Beiteddine) entourent une belle distribution avec dans les rôles phares: les sopranos Inva Mula (qui a interprété, au cours de ces 2 dernières années, le personnage de Mimi à l’Opéra de Paris, au Staatsoper de Vienne, au Teatro Real de Madrid et au Liceu de Barcelone) et Nicola Beller-Carbone, ainsi que le jeune ténor italien Paolo Fanale.

Cimaises

Enfin, 2 expositions sont également au programme du festival et se tiendront du 28 juin au 28 juillet dans les salles adjacentes à la cour du palais. Celle de l’artiste calligraphe Samir Sayegh, intitulée « Yawmiyat hurriya » et inspirée du printemps arabe. Et celle du photojournaliste Göskin Sipahioglu, fondateur de l’agence de presse turque Sipa.

Source : L’Orient Le Jour