Patricia Atallah : « la musique est mon oxygène »

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Voici ma dernière interview avec Diana Kahil pour iLoubnan, à la une du site d’information depuis ce matin :

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Patricia Atallah lors de la fête de Saint Maroun à l'Hôtel de Ville de Paris, le 8 février 2012

Volonté, ferveur et paix sont les maîtres – mots qui marquent la voie et l’élan de la voix de Patricia Atallah qui mixe deux trajectoires, le vocal et l’humain dans un registre musical traditionnel qui célèbre son pays d’origine.
Une démarche singulière qui marque l’aventure « Patricia Atallah ».
Rencontre avec la chanteuse libanaise à la voix accomplie qui participera prochainement à un concert collectif intitulé « Escale à Beyrouth », organisé par l’Union Libanaise Culturelle Mondiale, qui aura lieu le 17 mars prochain (les bénéfices iront à l’association des orphelins des martyrs de l’armée libanaise). La jeune femme nous en dit un peu plus sur l’étendue de son univers vocalo – musical.

La voix parlée se transforme en voix chantée, une fascinante métamorphose, parlez-nous de cette « métamorphose » vocale en ce qui vous concerne Patricia Atallah.
Une voix se travaille tout au long d’une vie. En ce qui me concerne, je n’ai pas commencé très jeune, mais j’ai pris conscience que c’est un travail quotidien.
La voix parlée comme la voix chantée a besoin d’être posée. Le secret n’est pas dans la puissance d’une voix mais dans sa vérité. Pour rester dans le domaine de la fascination, je dirais que la métamorphose vient lorsque la musique arrive comme une vague qui vous emporte pour vous bercer à son rythme et vous entraîne tout naturellement.

Quelle place y occupe le sacré ?
Pour moi, la musique sous toutes ses formes reste sacrée, tant dans les chants religieux que profanes, tout simplement parce qu’ il y a toujours un côté transcendantal grâce à cet instrument unique qui est la voix.
Nous avons chacun plus qu’une empreinte vocale : pour les interprètes un potentiel inné, mais c’est surtout ce ressenti en chantant ou en écoutant qui peut nous faire vibrer jusqu’à dépasser les limites de l’entendement. Et puisque la musique est mon oxygène, le sacré y est quotidiennement présent, discrètement.

Une résonance qui vous interpelle musicalement, qui vous touche ?
Je suis constamment à la recherche de la sincérité dans la voix. La voix est le reflet de l’âme comme le souligne Socrate. Je peux rester à écouter une cinquantaine de fois un morceau qui me touche car je peux tout de suite sentir s’il a été conçu à but commercial ou si le morceau est réellement porteur d’un message authentique.

Votre playlist favorite ?
Mes goûts sont à la fois très variés et très ciblés. J’ai une admiration pour le parcours de l’éternelle Dalida ou de la mythique Edith Piaf. A l’international, j’écoute le plus souvent des chansons de Barbara Streisand ou Shirley Bassey.

Plus de détails sur le prochain concert auquel participera Patricia Atallah : http://phenixblanc.net

PARIS, par Diana Kahil | iloubnan.info – Le 20 février 2012 à 08h38