Diana Kahil au Salon des Arts d’Alfortville

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PARIS | iloubnan.info – Le 09 février 2012 à 12h13

Photo: Diana Kahil

Photo: Diana Kahil

Deux nouvelles oeuvres de Diana Kahil ont été présentées dans le cadre d’une exposition collective organisée près de Paris du 20 au 29 janvier 2012 à l’Espace Culturel « le 148 » dans le cadre de la 45e édition du salon des Arts d’Alfortville. Ce salon a réuni beaucoup de monde, avec des artistes travaillant avec talent sur divers médias. A cette occasion, Diana Kahil est revenue avec nous sur l’évolution de son œuvre depuis ses débuts.

iloubnan.info: Quels types d’œuvres avez-vous présentés?
Diana Kahil: Mon choix s’est porté sur deux nouvelles œuvres récentes de gravure. La notion d’empreinte, s’inscrit au cœur de mon art. En ce qui concerne cette présente exposition collective, le nombre d’oeuvres était restreint (2 au total) car il ne s’agit pas d’une exposition personnelle mais collective, comme entre autres l’exposition Créativité Féminine présentée à Paris en 2009 qui a regroupé également deux de mes œuvres, ou entre autres l’exposition – vente aux enchères Haiti Action Artistes organisée au profit d’artistes haitiens qui a regroupé une myriade d’ artistes de divers médias et de divers horizons, présentée au Ministère de la Culture à Paris en septembre 2010. 

Parmi ces œuvres, y en a-t-il une qui compte particulièrement pour vous ?

L’œuvre Astarté fait partie de mes œuvres les plus emblématiques. Cette œuvre fait partie de ma collection privée. Elle représente Astarté (Ishtar), déesse de l’amour et de la fécondité. Cette œuvre est publiée dans le catalogue de l’UNESCO.
L’œuvre a suscité des remarques appréciatives, elle interpelle profondément celui qui la regarde à l’instar de toutes les œuvres de la collection « Déesses et Princesses de la Phénicie ».
Je suis très honorée d’avoir été choisie pour représenter le pays du Cèdre. L’exposition présentée au Hall Ségur dans l’enceinte de l’UNESCO s’est déroulée dans le cadre de ma sélection en mars 2011 par l’UNESCO, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme. 

Si vous deviez décrire l’évolution de votre travail depuis vos débuts, que diriez-vous ?
Dans mon expression artistique, l’esthétique occupe en filigrane une place certes secondaire mais qui m’est chère. Je m’intéresse aussi bien au côté pratique des arts plastiques qu’à l’impact et à l’aspect théorique, à l’esthétique et aux sciences de l’art. En général et pour moi particulièrement, pratique et théorie sont indissociables l’une de l’autre.
J’ai connu une période féconde en matière de réalisation de grands formats en matière de peinture. La peinture a peu à peu cédé la place à une gravure d’empreinte, de mémoire. Cette évolution s’est opérée progressivement. La réception fructueuse du public à la fois occidental et oriental, concernant ma première exposition de gravures m’a encouragée à poursuivre dans cette expression créatrice dont le rendu stylistique rappelle celui de l’empreinte. J’aimerais également souligner que la relation regardant (public) / regardé (oeuvre) m’interpelle profondément. Aussi, je me suis toujours passionnée et je me passionne de plus en plus pour les arts de la scène, les personnages que je crée me font parfois penser à des protagonistes de théâtre suivant, bien sûr, cette même approche imaginaire. La scène m’inspire de jour en jour, notamment le théâtre et la danse.
Mes projets en devenir et mes recherches s’inscrivent autour de cette quête artistique qui est le fruit d’incessantes expériences et de passionnantes résonances culturelles.

Justement, quels sont vos projets?
Mes œuvres questionnent par le biais de leur expression une écriture chargée de trois volets : écriture du lieu, écriture du temps, écriture de l’espace. Par ailleurs, l’écriture poétique me passionne. L’essence de la poésie, c’est une écriture qui pose la problématique d’un espace – temps différent de celui du roman et c’est cette dimension là qui me plait. Actuellement, la poésie (tout comme la gravure) m’attirent comme un aimant.