Une personnalité politique d’un autre calibre

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L’ancien député a marqué les grandes étapes de la vie politique libanaise.

L’ancien député a marqué les grandes étapes de la vie politique libanaise.

Le décès de l’ancien député, Nassib Lahoud, a provoqué beaucoup d’émoi auprès de ses alliés, notamment de ses camarades du Rassemblement de Kornet Chehwane et de la révolution du Cèdre.

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Boutros Raï, a qualifié Nassib Lahoud « d’homme d’État », soulignant que « son décès est une grande perte pour le Liban ».

L’ancien Premier ministre Saad Hariri a estimé que « Nassib Lahoud a laissé ses marques dans la vie politique, défendant la démocratie et les libertés. Il était un pilier de la révolution du Cèdre et du mouvement de l’indépendance. Nous avons perdu aujourd’hui un homme de principe, noble, sincère, courageux et intègre ».
De son côté l’ancien chef de gouvernement Fouad Siniora a noté que « Nassib Lahoud était l’exemple type de l’homme d’État. Il savait faire la différence entre le public et le privé. Nous avons perdu un grand homme qui a cru en un Liban libre, souverain, indépendant, arabe, ouvert à toutes les cultures et où les droits de l’homme y sont respectés ».
Pour sa part, le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a estimé qu’avec « la perte de Nassib Lahoud, le Liban a perdu l’une de ses grandes figures. C’était un homme d’État, bien au-dessus des calculs de boutiquier ». « C’était un symbole de la révolution du Cèdre », a-t-il ajouté.
De son côté, le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, a déclaré : « J’ai appris avec grande tristesse le décès de Nassib Lahoud. C’était non seulement un grand ami, mais aussi un homme d’État dont la vision, la sagesse et l’intégrité vont durement manquer au Liban. »
Quant au vice-président de la Chambre, Farid Makari, il a noté que « les Libanais se souviendront toujours de Nassib Lahoud comme de l’un des héros de la révolution du Cèdre. Il constituait l’exemple type de l’homme d’État ».
Le député Boutros Harb a noté, quant à lui, que « Nassib Lahoud était l’allié le plus intègre, l’ami le plus fidèle, l’homme politique solide. Sa disparition laissera un important vide sur le plan national ».
Pour sa part, le député Atef Majdalani a souligné que « Nassib Lahoud s’est oublié lui-même pour être au service du Liban ».
De son côté, le député Tammam Salam a estimé que « le décès de Nassib Lahoud est une énorme perte pour le Liban. C’est un homme qui n’a pas fait de concessions en ce qui concerne la démocratie, la souveraineté et la liberté du Liban ».
Quant au député Samy Gemayel, il a mis l’accent sur le rôle important que Nassib Lahoud a joué dans la lutte pour l’indépendance et la souveraineté. « Le Liban a perdu une importante personne qui a forgé son histoire », a-t-il dit.
Pour sa part, le député Mohammad Kabbani a indiqué que « le Liban a perdu un homme d’un autre calibre qui nous rendait fiers ».
L’ancien ministre Tarek Mitri a mis l’accent sur « la force psychologique, la clarté de sa vision et la malléabilité sage de Nassib Lahoud, dont la mort constitue une grosse perte pour le Liban ».
L’ancien ministre Jihad Azour a noté que « Nassib lahoud était un symbole de la droiture et du nationalisme dans la vie politique libanaise ».
Pour sa part, l’ancien ministre Jean Obeid a indiqué qu’avec « le décès de Nassib Lahoud, le Liban perd un homme et un politique d’une autre trempe ». « C’était un opposant politique noble, un allié sincère et un ami fidèle », a-t-il ajouté.
De son côté l’ancien chef de l’État, Émile Lahoud, a affirmé que « malgré les choix stratégiques différents et les opinions politiques divergentes, la mort d’un parent de cette envergure est une occasion pour le recueillement ». « Nassib Lahoud avait beaucoup travaillé sur le plan de la législation au Parlement », a-t-il dit.
Les camarades de Nassib Lahoud, au Rassemblement de Kornet Chehwane, ont souligné dans un communiqué qu’ils « ont perdu un démocrate engagé, un maronite croyant, un Libanais pur et un Arabe ouvert. Il a lutté à travers le Rassemblement de Kornet Chehwane le Mouvement du renouveau démocratique et le 14 Mars pour un Liban libre, souverain, indépendant, uni et ayant la convivialité pour base ».
De leur côté, les forces du 14 Mars ont estimé que « Nassib Lahoud était à la tête d’une école politique qui s’est engagée à défendre avec transparence les causes nationales. Il avait également voulu construire un État de droit ».
Pour sa part, la Gauche démocratique a indiqué dans un communiqué que « Nassib Lahoud était l’une des figures les plus importantes du mouvement d’indépendance ».
Enfin, le Mouvement de l’indépendance a publié un communiqué soulignant que « Nassib Lahoud est un symbole du Liban libre. C’était un chevalier de la souveraineté et de l’indépendance ».

L’hommage du Renouveau démocratique : Un homme de principe et de modération

Le Liban a perdu hier en Nassib Lahoud un homme d’État, de principes et de modération, un véritable antidémagogue.

L’homme d’État, de modération et de principes est parti. Celui qui a ajouté à la politique ses titres de noblesse et qui a donné à son exercice les valeurs d’engagement, d’intégrité morale et matérielle et la culture du dialogue nous a quittés. Le Liban fait aujourd’hui ses adieux à celui qui n’a jamais écouté que sa conscience et qui n’a mené d’autre combat que celui en faveur de la liberté de son peuple, de l’indépendance de sa patrie et de la souveraineté de son État. Il a toujours tenu ses promesses, agi en fonction de ses paroles et il est resté modéré dans ses conflits. Les Libanais ont perdu en lui un homme politique qui ressemblait à l’État dont ils rêvaient et qui a milité toute sa vie pour la réalisation de ce rêve. Les démocrates arabes ont aussi perdu en lui un pionnier de l’action civile, engagé aux côtés de la modernité et des droits de l’homme, alors que la Palestine a perdu avec sa disparition un grand ami à la fidélité sans faille.

Nassib Lahoud a concrétisé les valeurs de liberté, de modernité et de renouveau. Il était donc un modèle à la hauteur des valeurs auxquelles il croyait et pour lesquelles il a milité. Parlementaire chevronné, dans la majorité ou dans l’opposition, il enrichissait les institutions de ses projets et de sa vision et cherchait toujours des solutions. Il n’a d’ailleurs jamais transigé avec ses principes, suspendant tous ses projets privés au Liban lorsqu’il a choisi de se lancer en politique, jetant ainsi les bases d’une action qui distingue le public du privé, qui condamne l’abus de pouvoir et l’enrichissement illicite. Le Mouvement du Renouveau démocratique fait ainsi part à tous les Libanais et à tous ceux qui dans le monde arabe militent et croient dans la démocratie de la mort de son fondateur et de son chef. À tous les hommes libres de la région, le Mouvement annonce sa détermination à poursuivre le combat sur la voie de la liberté, de la démocratie, de l’action civile et de la modernité.

Le Liban perd en Nassib Lahoud un homme d’État

Nassib Lahoud avec certains de ses compagnons de route du Rassemblement de Kornet Chehwane.

Nassib Lahoud avec certains de ses compagnons de route du Rassemblement de Kornet Chehwane.

Le Liban a perdu hier en Nassib Lahoud un ténor de la vie parlementaire et politique et l’un des piliers du mouvement du 14 Mars. Jusqu’au bout, le chef du Renouveau démocratique (RD) aura été engagé dans la défense de ses principes nationaux.

Nassib Lahoud, né en 1944 à Baabdate, dans le Metn, a participé aux grandes étapes de la vie politique du Liban, dont la conférence de Taëf (Arabie saoudite), ayant mis fin à la guerre au Liban. Tout au long de sa carrière, il a exprimé son opposition aux ingérences syriennes au Liban. Il fut l’un des fondateurs du Rassemblement de Kornet Chehwane, du Rassemblement du Bristol et du Renouveau démocratique.

M. Lahoud, 68 ans, luttait depuis des mois contre un cancer. Il avait subi à Paris un long traitement au terme duquel il avait regagné Beyrouth. L’ancien député est décédé hier matin à l’aube à l’Hôtel-Dieu où il avait été admis il y a quelques jours dans un état critique.

Les obsèques de M. Lahoud auront lieu demain samedi 4 février en la cathédrale Saint-Georges des maronites au centre-ville. L’office religieux sera célébré par l’évêque Boulos Matar. Il sera inhumé à Baabdate, son village natal.
Les condoléances seront reçues les dimanche 5 et lundi 6 février à son domicile à Baabdate et les mardi 7 et mercredi 8 février dans le salon de la cathédrale Saint-Georges des maronites, à Beyrouth.

Un ami cher de la France

Peu de temps après l’annonce du décès de Nassib Lahoud, l’ambassade de France a publié le communiqué suivant : « C’est avec une profonde tristesse que nous venons d’apprendre le décès de Nassib Lahoud, ancien député, ancien ministre, ancien ambassadeur. Nous saluons sa mémoire. L’ambassade de France perd avec lui une grande personnalité qui avait su pleinement s’engager au service de son pays et de son peuple, et qui aura marqué de son empreinte l’histoire contemporaine du Liban. »

« Nassib Lahoud était un grand patriote libanais et un ami cher de la France. Nous mesurons combien sa disparition est douloureuse, et nous tenons à exprimer à sa famille, au mouvement du Renouveau démocratique, aux autorités et au peuple libanais toutes nos sincères condoléances. »

Source : L’Orient Le Jour