Le Festival al-Bustan chante et danse aux rythmes de l’Amérique latine

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Myrna Bustani annonçant le programme entourée des ambassadeurs d’Espagne et d’Argentine ainsi que des membres du comité. (Michel Sayegh) -

Myrna Bustani annonçant le programme entourée des ambassadeurs d’Espagne et d’Argentine ainsi que des membres du comité.

Conférence Le programme du Festival al-Bustan a été dévoilé hier au cours d’une conférence de presse tenue à l’auditorium Émile Bustani. Une dix-neuvième édition riche et colorée qui porte haut les couleurs de l’Amérique latine et qui s’étale du 21 février au 25 mars.

Cette année, le Festival al-Bustan est bien différent des éditions précédentes. D’abord parce que c’est la première fois qu’un festival au Liban, voire au monde, donne la vedette à un continent en entier. Ensuite parce que les couleurs chatoyantes, le rythme qu’il affiche et le nombre de compositeurs, musiciens et danseurs font que cette manifestation est un événement unique. 

Avant de dévoiler le programme, la présidente du festival a tenu à avoir une pensée pour le maestro disparu Walid Gholmieh, dont l’absence cette année a été lourde. «C’est lui qui participait activement à la programmation du festival et procurait les conseils et le soutien moral», a-t-elle dit.

Pour sa part, l’ambassadeur d’Espagne, Carlos Gafo, s’est dit ravi et a remercié Myrna Bustani pour cette idée formidable qui jette un pont entre l’Espagne, les pays d’Amérique latine et le Liban. L’ambassadeur d’Argentine, Jose Guttierez Maxwell, lui, a partagé l’avis de son confrère appréciant cette initiative qui fera connaître aux Libanais la richesse culturelle et musicale des pays d’Amérique latine. À son tour, le compositeur Zad Moukltaka s’est dit content de faire partie de la famille du Bustan. «Un festival qui a su trouver un équilibre entre des œuvres musicales légères et d’autres plus profondes». Enfin, May Menassah a pris la parole pour dire: «Myrna Bustani a fait de ce festival une oasis de paix dans le désert du monde arabe qui nous entoure. La présence des ambassadeurs témoigne d’ailleurs de leur appui pour le message du pays du Cèdre.» Et de conclure: «Cet événement musical pourra ainsi réchauffer les cœurs et faire de l’hiver un autre genre de printemps.»

Le festival comprendra également des activités off, tels des cours de cuisine, de danse (tango et salsa) et de capoeira. C’est grâce à l’USEK que deux expositions de photos se tiendront parallèlement au festival.

Pour les inscriptions, appeler aux: 04/972980-1-2. E-mail : festival@albustan-lb.com

Programme

Mardi 21 et jeudi 23 février, 20h30

Paco Pena Dance Company : un flamenco sans frontières avec six musiciens, deux chanteurs et quatre danseurs.

Vendredi 24 février, 20h30
Accompagnée de l’Orchestre philharmonique libanais sous la houlette de Ligia Amadio, Eglise Guttierez, artiste de l’année 2009 au Festival de l’opéra de Savolina, en Finlande, fait vivre une nuit à l’opéra. Au programme, des arias de Donizetti, Bellini, Verdi et Saint-Saëns.

Samedi 25 février, 20h30
La plus célèbre pianiste brésilienne Cristina Ortiz mélange répertoire de Debussy et Villa-Lobos avec une joie infinie, brisant toute barrière entre le public et elle.

Mardi 28 février, 20h30 au Musée national
La flûtiste australienne d’origine argentine Ana De La Vega, à la carrière fulgurante, présentera des morceaux de Chopin et de Saint-Saëns ainsi que des tangos Piazzola. Elle est accompagnée au piano par Gianluca Marciano.

Jeudi 1er mars, 20h30
Récital de piano interprété par José Feghali, l’artiste brésilien d’origine libanaise. Des morceaux de Beethoven et un répertoire latino s’achevant par la Grande Fantaisie triomphale composée par Louis Moreau Gottschalk.

Vendredi 2 mars, 20h30
L’Orchestre symphonique de Guayaquil (115 musiciens au total) encadrera le violoniste équatorien Jorge Saadé et présentera un programme panaché de musiques équatorienne et mexicaine.

Samedi 3 mars, 20h30
Arias opératiques et chansons populaires interprétées par le ténor argentin Dario Schmunck. L’artiste, issu d’un groupe rock puis converti au bel canto, sera accompagné au piano par le maestro italien Gianluca Marciano.

Dimanche 4 et lundi 5 mars, 20h30
La compagnie de danse mexicaine Delfos Danza Contemporanea, formée de neuf danseurs, interprète six morceaux de grands compositeurs, tels Vivaldi, Ravel ou Mario Lavista.

Mardi 6 mars, 20h30
La soprano mexicaine Olivia Gorra dans un répertoire de bel canto et de chansons populaires latino.

Mercredi 7 mars, 20h30
Linda Bustani, à son piano, interprétera des morceaux de Chopin et de Schumann, mais également des compositions signées Villa-Lobos, Fransisco Mignone et Ernesto Nazareth.

Jeudi 8 mars, 21h30, au Crystal Garden
Le violoniste Ara Malikian et le quartette Fernando Egozcue dans un récital jazz haut en couleur.

Vendredi 9 mars, 20h30, église Saint-Joseph des pères jésuites, Beyrouth
Au programme Misa Criolla et Misa Tango inspirées par les sons mystérieux des Andes.

Samedi 10 mars, 20h30
Deux concerts et un boléro en présence de Luis Bacalov – compositeur de la musique d’Il Postino – au piano.

Dimanche 11 mars, 20h30
La chorale du Bustan, dirigée par Edward Torikian, interprétera des airs célèbres, entre autres Amor, Amor, Amor, La Bamba, La Paloma.

Lundi 12 et mardi 13 mars, 20h30
Deux concerts différents (rythmes de l’Argentine, ainsi que Fuga e Misterio) interprétés par l’orchestre sud-américain The Pan American Symphony Orchestra basé à Washington DC, sous la houlette du maestro argentin Sergio Buslje.

Mercredi 14 mars, 20h30
Trois frères et un ami forment ce quartette à cordes. Ils présenteront une musique panachée sud-américaine, ainsi que des airs de George Gershwin et José Evangelista.

Vendredi 16 mars, 20h30, Saint-Joseph des jésuites, Beyrouth
Oratoire d’Astor Piazzolla interprété par la soprano mexicaine Guadalupe Jimenez, l’accordéoniste Mario Stefano Pietrodarchi, ainsi que par le chœur de l’Université des antonins et l’Orchestre philharmonique libanais.

Samedi 17 et dimanche 18 mars, 20h30
« Tango Métropolis ». Cinq musiciens et dix danseurs reproduisent la vie dans les rues de Buenos Aires. Deux performances identiques qui évoquent la passion, la sensualité, l’amour et les rencontres.

Lundi 19 mars, 20h30
Le pianiste russe Alexander Ghindin a retrouvé 22 compositions signées par différents artistes sud-américains. Une découverte qu’il partagera avec le public.

Mardi 20 mars, 20h30
Ils ont accompagné les plus grands artistes comme Yo Yo Ma et Gidon Kremer. Ce duo détonnant de guitaristes brésiliens, Sergio et Odair Assad, mêlera en harmonie classicisme et contemporanéité.

Mercredi 21 mars, 20h30
Récital de l’Orchestre philharmonique libanais dirigé par le maestro vénézuélien Ilych Rivas. Au programme Villa-Lobos, Piazolla et de Falla.

Jeudi 22 et vendredi 23 mars, 20h30
Maraca, au rythme de la salsa. Une musique fusion qui comprend des airs afro-cubains, ainsi que des airs populaires des Caraïbes.

Samedi 24 mars, 20h30
La soprano argentine Virginia Tola est de retour au Liban après son concert en duo avec Placido Domingo l’été dernier à Zouk. Accompagnée de Julio Alex Munoz au piano, elle présentera une performance musicale intimiste.

Dimanche 25 mars, 20h30
Pour la finale, le Festival al-Bustan a choisi de présenter le pianiste mexicain Maurizio Nader qui interprétera deux de ses compositions favorites : Warsaw Concerto de Richard Addinsell et Rhapsody in Blue de Gerschwin . Après l’entracte et en hommage à Walid Gholmieh, disparu en 2011, l’Orchestre libanais interprétera Dawn Symphony, la dernière composition du fondateur de l’OSNL. Pour clore enfin les festivités musicales par le mambo de Leonard Bernstein.

Source : L’Orient le Jour