Au Liban, un nouvel an tout en blanc…

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Le ciel de Beyrouth illuminé par un gigantesque feu d'artifice. Mohamed Azakir/Reuters

Le ciel de Beyrouth illuminé par un gigantesque feu d'artifice.

Célébrations Un soirée sans incidents majeurs, malgré une tentative d’évasion avortée à la prison de Roumieh.

La soirée du Nouvel An rime souvent avec amusement et fête jusqu’à l’aube, mais aussi avec taux d’alcoolémie important au volant et risques d’accidents. Au Liban, cette année, les multiples mises en garde et les mesures de sécurité prises par les forces de l’ordre dans l’ensemble des régions ont payé : d’une manière générale, le réveillon s’est déroulé sans incidents notoires.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, et le directeur général des FSI, Achraf Rifi, ont félicité les forces de sécurité et l’armée pour la réussite de leur plan mis en place pour la soirée du 31 décembre et pour leurs efforts visant à assurer la paix civile et la sécurité des habitants.

Petit bémol pour les citoyens qui ont choisi de passer la soirée à Faraya. Couvertes par la neige, les routes de la région ont été entièrement bloquées obligeant nombre de personnes à attendre plusieurs heures en voiture avant d’être secourues par les forces de sécurité.

Si une partie non négligeable de la population a préféré l’atmosphère familiale et casanière à l’encombrement et au brouhaha des lieux publics, il reste que des soirées festives ont été organisées un peu partout et ont permis aux Libanais, le temps d’un réveillon, d’oublier le stress quotidien de la politique. Au centre-ville, un gigantesque feu d’artifice organisé par la société Solidere a illuminé le ciel de Beyrouth lorsque les douze coups de minuit ont sonné.

Une ambiance festive, à Beyrouth. Mohamed AZAKIR/Reuters

Une ambiance festive, à Beyrouth.

Par ailleurs, profitant de l’attention qu’ils croyaient ailleurs en cette nuit de fête, des prisonniers à Roumieh ont tenté de célébrer la fin de l’année à leur façon. Ainsi, une tentative d’évasion de trois dangereux terroristes a été déjouée dimanche à l’aube, grâce aux strictes mesures de sécurité prises aux entrées et dans le voisinage du pénitencier, a rapporté l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Les trois prisonniers sont de nationalité syrienne : deux d’entre eux appartiennent au mouvement Fateh el-Islam, alors que le troisième est condamné pour terrorisme.

Achraf Rifi a félicité les forces de sécurité qui ont contrecarré cette dangereuse évasion sans aucun échange de coups de feu.

Source : L’Orient Le Jour