Rania Bou Kheir lauréate du prix de la francophonie pour jeunes chercheurs

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La lauréate recevant son prix de M. Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, en présence de M. Philippe Dessaint, directeur des événements internationaux sur TV5 monde.

L’enseignante-chercheuse libanaise Rania Bou Kheir a remporté le prix de la francophonie pour jeunes chercheurs dans le domaine des sciences et médecine à la suite d’une compétition regroupant des concurrents des 90 pays francophones faisant partie de l’Europe, des Amériques, de l’Asie, du Moyen-Orient, de l’océan Indien, de l’Afrique, de l’océan Pacifique et des Caraïbes.

Ce prix, qui est la plus haute distinction de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), a pour but de reconnaître le mérite et la valeur du lauréat, en l’occurrence Rania Bou Kheir, qui a à son actif une carrière scientifique exceptionnelle. Elle est l’auteure d’un grand nombre de publications dans des journaux scientifiques internationaux à facteur d’impact élevé (rang A), détentrice d’un doctorat de l’INAPG en France, d’un postdoctorat aux États-Unis. Elle a dirigé des recherches à l’Université Pierre et Marie Curie Paris 6 et a été qualifiée en tant que professeure des universités par le ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
La remise du prix a eu lieu récemment au salon Honorat de la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP), à l’occasion de la cérémonie de clôture des festivités du 50e anniversaire de l’agence. Plusieurs personnalités avaient assisté à cette cérémonie, notamment MM. Jean-Pierre Raffarin, représentant personnel du chef de l’État français, Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, Clément Duhaime, administrateur de l’Organisation internationale de la francophonie, Mme Carine Camby, déléguée générale de la CIUP, ainsi que divers ministres français et ambassadeurs des pays francophones au sein de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).
Près de 400 invités étaient au rendez-vous, dont plusieurs représentants des mondes universitaire, politique, institutionnel, diplomatique ainsi que le personnel de l’AUF. La cérémonie avait été clôturée par un cocktail dînatoire festif, servi dans une ambiance rythmée par des chants et de la musique haïtienne et algérienne.
Il convient de signaler que c’est la 1re fois qu’un chercheur remporte ce prix au Moyen-Orient.
Dans l’allocution qu’elle a prononcée pour l’occasion, elle a indiqué que ses accomplissements scientifiques (recherche spatiale satellitaire et études environnementales) ont rendu son parcours professionnel bien apprécié au regard de la communauté scientifique mondiale et auprès des gouvernements de plusieurs pays ainsi que des collectivités locales. « La recherche scientifique, a-t-elle ajouté, est devenue à l’heure actuelle un enjeu économique comme un enjeu de société, du fait de l’apparition de nouvelles menaces environnementales, de la tendance accentuée au changement climatique (et toutes ses conséquences économiques), de l’accroissement de la vulnérabilité des sociétés dans divers pays du monde, de la non-durabilité de certaines ressources naturelles et de l’augmentation du coût des dommages. » « La gestion des risques et des ressources naturelles, en s’appuyant sur les avancées et les développements technologiques (qui représente l’essentiel de son travail de recherche) dans une politique économique, environnementale et agricole, représente une priorité, conditionnant ainsi la survie et la sécurité économique de l’être humain, la préservation de la biodiversité et des écosystèmes, et la prévention des ressources naturelles de haute valeur à l’heure actuelle », a-t-elle poursuivi. « La recherche et l’innovation sont les principaux et même parfois les seuls outils dont nos sociétés disposent pour construire le monde de demain », a insisté Mlle Bou Kheir qui a été par la suite invitée à l’émission Les 7 jours de la planète de la chaîne internationale francophone TV5 monde. Elle y a évoqué l’importance de ce prix à l’échelle mondiale, ainsi que sa contribution personnelle au rayonnement du Liban.
Rappelons que la lauréate avait remporté en 2006 le prix du 10e anniversaire du programme franco-libanais Cèdre (Grand Sérail, Beyrouth) cofinancé par les ministères libanais et français des Affaires étrangères, le ministère français de la Recherche et le ministère libanais de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Source : L’Orient Le Jour