Vote de la loi sur la restitution de la nationalité : réactions très positives dans les milieux maronites

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14/12/2011

Le chef de l’État, ici en compagnie de l’ancien ministre Élias Murr, a appelé le Parlement à voter « rapidement » la loi sur la récupération de la nationalité par les émigrés.Photo Dalati et Nohra

Le chef de l’État, ici en compagnie de l’ancien ministre Élias Murr, a appelé le Parlement à voter « rapidement » la loi sur la récupération de la nationalité par les émigrés.

Le projet de loi sur la récupération de la nationalité libanaise par les émigrés, approuvé mardi en Conseil des ministres, aura surtout réjoui les instances maronites du pays. D’abord, le président de la République Michel Sleiman a insisté sur l’importance de cette loi, « qui affermit les liens des émigrés avec leur patrie-mère, tant au niveau politique qu’économique », a-t-il déclaré. Saluant ainsi « le pas franchi par le Conseil des ministres », M. Sleiman a appelé le Parlement à « voter rapidement la loi » en question. 

Rappelons que le projet approuvé par le Conseil des ministres avait été présenté par le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel, lequel s’est largement inspiré sur ce plan du projet et de l’étude qui avaient été présentés récemment au ministère de l’Intérieur par l’ancien ministre Michel Eddé, président de la Fondation maronite dans le monde.

Notons à ce propos que la Fondation maronite dans le monde a tenu à remercier, dans un communiqué, le président de la République, le chef du gouvernement et l’ensemble des ministres, pour l’approbation du projet de loi dont la mise en œuvre, rappelons-le, doit être relayée par la Fondation maronite. En effet, en vertu de cette loi, les Libanais détenteurs d’une carte d’identité ou de tout document équivalent pourront la transmettre à leurs descendants à travers une procédure simplifiée qui leur permettra de postuler à la nationalité libanaise, grâce au réseau international de la Fondation maronite dans le monde, et par le biais du ministère des Affaires étrangères. « Ce projet sera, après son vote au Parlement, une traduction sincère du discours d’investiture du président de la République et de toutes les déclarations ministérielles qui se sont succédé au cours des trois dernières années », a ajouté le communiqué de la fondation, mettant l’accent sur « le poids d’une pareille démarche (…), qui répond aux attentes du peuple libanais en termes de coexistence et d’unité nationale (…) ».

Source : L’Orient Le Jour