James Blunt en concert pour les enfants malades du Liban

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Par Emmanuel CADÉ | 25/06/2011

Social Active comme jamais, toujours au service des enfants, Tamanna organise un concert de charité avec James Blunt, le lundi 27 juin au BIEL.

Tamanna ne chôme pas. Elle qui s’est donné pour mission d’apporter un rayon de soleil et une lueur d’espoir aux enfants malades du Liban poursuit son œuvre, plus déterminée que jamais à « transformer les larmes en rires ». Fondée en 2005 par Diala el-Fil, suite au décès accidentel de son fils Karim, alors âgé de 5 ans, l’ONG n’a cessé de grandir et d’exaucer les rêves d’enfants malades de 3 à 18 ans. De 250 vœux réalisés en 2008, ils sont aujourd’hui 750 enfants à avoir vu leur quotidien transformé et leurs rêves réalisés, grâce à sa persévérance.
Les vœux se divisent en plusieurs catégories. Mais c’est la première qui a fait la renommée de Tamanna, car il s’agit de permettre aux enfants de rencontrer la célébrité de leur choix. Même s’il est plus aisé de parvenir à convaincre une star de rencontrer un enfant malade lorsque le bonheur de celui-ci est en jeu, cela res te un exercice difficile. Le point culminant cette année pour l’association, c’est d’avoir réussi à convaincre James Blunt de rencontrer une jeune fille et de donner un concert à prix réduit, dont les bénéfices seront intégralement versés à l’association.

« Les places partent vite »
James Blunt en concert, c’est vraiment un événement pour l’ONG, qui espère bien en retirer un maximum de fonds et de couverture médiatique, comme l’explique Diala el-Fil : « Tout le public viendra en blanc. Ce sera formidable pour nous et pour les enfants. Il est incroyable qu’une star comme James Blunt nous offre un tel cadeau et soit sensible à notre cause. Sa renommée va nous aider, d’ailleurs les places partent vite. Le BIEL va vibrer pour le bonheur de cette petite fille et de tous les enfants qui attendent encore de voir leurs vœux exaucés. »
Avant James Blunt, d’autres enfants ont eu droit à de presti gieuses rencontres. « Depuis que Nour, une fillette de neuf ans, a rencontré Saad Hariri dans son palace, sa vie a basculé », raconte Diala. Et de poursuivre : « Il y a eu aussi ce jeune garçon qui était sous respirateur à cause de sa maladie. Il a demandé à rencontrer Marcel Ghanem de la LBCI. L’après-midi suivant le rendez-vous, il se sentait mieux et respirait sans l’aide de la machine. De plus, le journaliste vedette a fait une émission avec lui, et c’est depuis devenu une petite célébrité. »

« Je veux marcher »
Dans un autre registre de désirs, il y a les enfants qui souhaitent visiter des endroits bien particuliers. « Il y a ceux qui veulent aller à Eurodisney », souligne Diala, qui rappelle le cas d’un petit garçon qui voulait voir jouer l’équipe de Manchester United, ou celui de la petite fille qui souhaitait nager avec des dauphins. « On prend en charge le transport médicalisé et on l es emmène », précise-elle.
Vient ensuite la question matérielle. Même si ce genre de vœux fait moins rêver et n’est pas très difficile à réaliser, il reste qu’il contribue aussi aux bonheur des petits. « Le jour où ils reçoivent leur ordinateur ou leur console de jeux, vous pouvez être sûr que tous leurs amis et tous les habitants du quartier viennent les voir. Ils sont la star pour la journée », selon la fondatrice de l’association.
Il y a ceux qui veulent endosser un rôle bien précis ou être dans la peau de quelqu’un : ce sont les souhaits les moins répandus, mais non moins importants aux yeux des petits qui les formulent. « Un garçon de 7 ans voulait être “le héros”, raconte Diala. On l’a emmené chez les pompiers qui étaient ravis de lui faire porter la tenue et de lui assurer un feu à éteindre. » Un autre type de vœux n’est entré que récemment en compte au sein de l’association : « Je veux marcher, ma rtèle une fille amputée d’une jambe. Dans ce cas-là, nous lui avons fait fabriqué des prothèses », se souvient Diala. Ce type de souhait n’était pas pris en compte dans le passé par l’association qui ne couvre pas les frais des traitements. Mais dans le cas de cette gamine, « c’était bel et bien un rêve », comme le dit Diala.

Une association à but thérapeutique
Pour Tamanna, on peut presque parler d’une association à but thérapeutique, car selon les dires de sa fondatrice, « une fois leurs souhaits exaucés, presque tous les enfants vont mieux, au moins pour un temps déterminé ». Évidemment ce n’est pas démontré.
Parfois, ce sont les médecins eux-mêmes qui appellent l’association, en général avant le début d’un traitement lourd, afin que l’enfant se sente bien et le supporte mieux. « Oui, c’est éphémère, mais pour un enfant, un souhait réalisé est inoubliable. Lui occuper l’e sprit par autre chose que la maladie, même pour un court moment, c’est déjà un progrès. On néglige trop souvent le côté psychologique dans le combat contre la pathologie, mais c’est sûrement un facteur de guérison », estime Diala.
Les places pour le concert de James Blunt sont disponibles chez Virgin. Tamana tiendra demain, dimanche, une conférence de presse.
Pour en savoir plus sur l’association : www.tamannalebanon.org

Source : L’Orient Le Jour