Beyrouth et la Région Île-de-France mettent la capitale au vert

Par Augustin JALON | 09/06/2011

Territoire La ville de Beyrouth et la Région Île-de-France renforcent leur partenariat. Les deux entités vont partager leur savoir en termes d’aménagement de la ville, avec, en ligne de mire, un projet de réaménagement « doux » autour de la rue de Damas.

La ville de Beyrouth et la Région Île-de-France ont signé hier deux contrats de partenariat concernant l’aménagement de la capitale libanaise, dans les locaux de la municipalité. Cette collaboration a pour but de partager les savoirs accumulés par l’administration régionale francilienne et la municipalité de Beyrouth, avec, en ligne de mire, des projets de transports « doux », la mise en place d’espaces verts et une politique améliorée des équipements publics. Participent également à cet accord l’Agence française de développement (AFD), ainsi que Cités et Gouvernements locaux unis – Bureau technique des villes libanaises (CGLU-BTVL), chargés de couvrir le projet et d’en faire bénéficier les autres agglomérations libanaises.

En compagnie de Denis Pietton, ambassadeur de France, et de Béchir Odeimi, représentant du CGLU-BTLV, le président du conseil municipal de Beyrouth, Bilal Hamad, a apposé sa signature sur les deux contrats qui lient sa ville à la première des régions françaises. Le projet s’articule autour d’études sur la mise en place d’espaces verts, de modes de transports dits « doux » (marche à pied, vélo, susceptibles de remplacer efficacement la voiture), des schémas directeurs d’aménagement de l’éclairage et d’équipements publics. Via le CGLU-BTLV, les grandes agglomérations libanaises auront accès aux résultats et bénéfices de ces études, pour une possible mise en place sur leurs communes. « Nous avons ainsi accès à une expertise et une vision globale que nous ne possédons pas encore », se félicite Béchir Odeimi.

Transformer la rue de Damas

Au centre de ce projet, la transformation de la rue de Damas fait figure de locomotive. L’un des deux contrats signés prévoit la création d’une liaison douce – combinaison d’espaces vert et de modes de transports doux – entre le centre-ville et la Forêt des Pins, en passant par la rue de Damas. L’autre contrat signé concerne le schéma directeur de déplacements de modes doux sur l’ensemble du territoire municipal.

« Notre objectif n’est pas de transposer exactement la politique de la ville parisienne à Beyrouth, explique Éric Huybrechts, l’un des chefs du projet, mais bien de doter la municipalité de la capitale d’outils de planification des aménagements publics. » L’apport des institutions françaises se fera dans la méthode : « Il faut donner une approche générale, et sortir de la vision sectorielle aujourd’hui utilisée à Beyrouth pour aménager », poursuit M. Huybrechts. En d’autres termes, il ne s’agit plus de concevoir séparément les schémas de transports, de lumière et d’espaces publics, mais bien de penser ces trois éléments essentiels d’une ville tous ensemble.

Source: L’Orient Le Jour