Les évêques maronites exhortent les responsables à former un gouvernement

Non classé

12/05/2011

Le Conseil des évêques maronites s’est réuni sous la présidence de Mgr Béchara Raï et en présence du cardinal Nasrallah Sfeir. Photo Émile Eid

Le Conseil des évêques maronites s’est réuni sous la présidence de Mgr Béchara Raï et en présence du cardinal Nasrallah Sfeir.

Le Conseil des évêques maronites a tenu hier sa réunion mensuelle sous la présidence du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, et en présence du cardinal Nasrallah Sfeir.
Après avoir fait état des deux visites de Mgr Raï au Vatican, le conseil s’est arrêté sur la situation locale, soulignant dans son communiqué que les Libanais « continuent d’endurer à cause des situations inquiétantes qui prévalent dans le pays ainsi que dans les États voisins et qui se répercutent négativement sur divers domaines ». Les prélats ont ainsi cité « les incidents de sécurité, les difficultés socio-économiques, le marasme économique, et une paralysie presque complète des centres de décision et du pouvoir ». « Aussi, exhortent-ils l’ensemble des dirigeants de resserrer leurs rangs et de se dépêcher de former un gouvernement qui s’occupera des affaires de la population et qui tiendra le pays à l’abri des dangers qui le guettent », selon le communiqué.
Les évêques se sont ensuite félicités des assises chrétiennes qui s’étaient récemment tenues à Bkerké, soulignant leur « impact positif » sur la population et mettant l’accent sur « l’espoir qu’elles ont fait naître auprès d’elle quant à la possibilité d’une progression du processus de réconciliation nationale et d’une conjugaison des efforts afin de consolider la présence des chrétiens au Liban et dans la région et de renforcer leur rôle au niveau de l’édification de sociétés saines fondées sur les principes de la justice, de la fraternité et du respect de l’autre ».
Concernant le sommet islamo-chrétien d’aujourd’hui à Bkerké, les prélats ont exprimé l’espoir qu’il « donnera une impulsion nouvelle à l’unité nationale authentique » et que « les participants œuvreront continuellement pour consolider la coexistence entre les Libanais dans le respect de la diversité religieuse, culturelle, sociale et sur base d’un dialogue des cultures qui respecte les différents points de vue et qui aspire au bien public ainsi qu’à l’entente ».

Source: L’Orient Le Jour