Nouveau sit-in à Mansourieh contre les lignes de haute tension

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27/04/2011

Les habitants du quartier de Aïn Najem dans la zone de Mansourieh ont observé hier un nouveau sit-in pour protester contre l’installation d’une ligne de haute tension 220 kilovolts près de leurs domiciles. Les manifestants se sont mobilisés, craignant, selon eux, la possibilité d’une installation imminente des câbles sur les pylônes déjà existants. Adultes et enfants (notamment les élèves des écoles de la région) se sont retrouvés dès 8h pour s’opposer à une quelconque action de la société en charge du projet. Ils se sont rassemblés en deux points : le parking de l’église Sainte-Thérèse et à proximté de l’école La Sagesse-Aïn Najem.
Ce bras de fer entre les habitants et les autorités dure depuis des années. La population du quartier s’appuie sur des études mondiales mettant en valeur un risque potentiel sur la santé d’un champ électromagnétique trop puissant (en raison de la proximité des pylônes, disent les concernés) pour justifier son opposition au projet. Sa revendication de remplacer les câbles aériens par des câbles enterrés se heurte jusqu’à présent à un refus du ministère de l’Énergie et des Resssources hydrauliques et de l’Électricité du Liban (EDL), qui estiment la proposition non applicable et le danger fictif.
Sœur Daniella Harrouk, supérieure des sœurs des Saints-Cœurs au Liban et présidente des Congrégations religieuses féminines au Liban et au Proche-Orient, se sent concernée par la question, étant donné la proximité de l’école des Saints-Cœurs Aïn Najem de la future ligne de haute tension. « Cela fait sept ans que nous menons le combat, mais celui-ci s’est considérablement politisé, déplore-t-elle. Je ne veux pas entrer dans les coulisses de leur politique, quand je m’exprime sur le sujet, je le fais d’un point de vue humanitaire et responsable de la santé des enfants. »
Sœur Harrouk se réfère à des études fournies par l’expert Salim Adib et d’autres experts. « Ces études montrent qu’il y a un danger minime, mais minime ou pas, ça reste un danger, comme pour l’amiante, dit-elle. Il y a 8 000 élèves dans la région, deux orphelinats et un asile de vieillards. Quantité de personnes se sont installées ici pour être à proximité des écoles et de l’église. Que vont-ils devenir ? » Elle estime que tant qu’il y aura des personnes pour manifester, la ligne ne sera pas installée. « Pourquoi n’optent-ils pas pour des câbles souterrains comme dans d’autres régions, quoi qu’il en coûte ? » conclut-elle.
Source: L’Orient Le Jour