Pietton solidaire des parents des détenus libanais en Syrie

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27/04/2011

L’ambassadeur de France, Denis Pietton, s’entretenant avec le porte-parole de Solide, Ghazi Aad, en présence de parents de détenus et de disparus libanais en Syrie. Photo Wassim Daou

L’ambassadeur de France, Denis Pietton, s’entretenant avec le porte-parole de Solide, Ghazi Aad, en présence de parents de détenus et de disparus libanais en Syrie.

L’ambassadeur de France Denis Pietton a exprimé hier sa solidarité avec les parents des détenus et disparus libanais en Syrie, soulignant qu’il comprenait « leur souffrance », d’autant qu’« ils ignorent le sort des leurs ». « C’est un dossier qui ne peut pas être pris à la légère », a affirmé M. Pietton qui s’était rendu au jardin Gebran Khalil Gebran au centre-ville, où les familles des détenus observent un sit-in permanent depuis le 11 avril 2005. « Le gouvernement libanais doit assumer ses responsabilités, rien que pour tirer au clair le sort de ces disparus », a-t-il ajouté.
M. Pietton a estimé, par ailleurs, qu’il est important de créer une banque de données de l’ADN pour identifier les disparus. « Le dossier des disparus, qu’ils soient au Liban ou en Syrie, doit être d’ailleurs résolu au même titre que les autres contentieux bilatéraux comme la délimitation des frontières », a encore insisté M. Pietton. Et de faire remarquer que « pour instaurer la stabilité et l’entente nationale » au Liban, « il est important de résoudre tous les problèmes du passé et non pas les ignorer ». M. Pietton a conclu en affirmant que « la France soutiendra le gouvernement libanais » pour connaître « la vérité » sur le sort de ces disparus, sachant que la France soutient l’application de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, dont elle est signataire.
De son côté, le porte-parole de Solide (Soutien aux Libanais en détention et en exil), Ghazi Aad, a réitéré son appel à la formation d’une banque d’ADN pour identifier les disparus « dans les plus brefs délais, parce que avec les décès successifs au sein des familles de disparus, la possibilité de bénéficier d’une telle banque s’amoindrit ». Il a de même appelé le gouvernement à former une commission nationale pour traiter le dossier.
Source: L’Orient Le Jour