Berry annonce le gouvernement pour « après la fête »

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21/04/2011

Nabih Berry s’exprimant de Baabda, à l’issue de son entretien hebdomadaire avec le chef de l’Etat, Michel Sleiman. Photo Dalati et Nohra

Nabih Berry s’exprimant de Baabda, à l’issue de son entretien hebdomadaire avec le chef de l’Etat, Michel Sleiman.

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que les tractations en vue de la formation du gouvernement étaient sur la bonne voie et que le cabinet serait mis en place « après la fête » de Pâques.

« Nous aurions souhaité que le gouvernement soit un cadeau à l’occasion de la fête. En tout état de cause, il est sur la bonne voie, mais ce sera pour après la fête », a déclaré M. Berry à la presse à sa sortie de son entretien hebdomadaire à Baabda avec le président de la République, Michel Sleiman.
Prié de dire quelle serait la position de la nouvelle majorité parlementaire si le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, décidait de mettre sur pied un cabinet de « fait accompli » ne tenant pas compte des desiderata des divers partenaires au sein de la majorité, M. Berry a répondu : « Pourquoi jouez-vous les oiseaux de mauvais augure ? Le gouvernement est sur la voie et je pense que le processus est parvenu à la phase finale. Il y a encore des retouches à faire et il reste quelques points en suspens, mais beaucoup de difficultés ont été aplanies. »
Interrogé sur la demande formulée par le chef du CPL, le général Michel Aoun, qui réclame la convocation de la Chambre à une séance législative, M. Berry a dit : « Je l’aurais souhaité. Si la Constitution me le permettait, j’aurais convoqué le Parlement tous les dix jours et je n’aurais attendu personne. Mais la Constitution ne le permet pas. »
« Le plus surprenant, c’est que de nombreuses personnes tournent autour du pot et prétendent que Nabih Berry devrait faire ceci ou cela. Certains veulent faire de moi un investigateur et d’autres un procureur général. Le problème, c’est qu’il existe une loi et une Constitution, et je souhaite remplir mon rôle dans ce cadre, ni plus ni moins », a-t-il ajouté.
Et à ceux qui lui ont reproché des négligences dans l’affaire des accusations syriennes contre le député Jamal Jarrah, du Courant du futur, il a répliqué : « Ceux-là devraient relire le texte du règlement intérieur du Parlement et celui de la Constitution libanaise. Et s’ils n’ont pas le temps de les lire, qu’ils s’informent auprès du député Jarrah de la teneur de notre rencontre. »
En réponse à une question sur les rapports libano-syriens, M. Berry a mis en garde contre la tension dans ces relations. « Le Liban, au même titre que la Syrie, a toujours été perdant dans un tel contexte. Que nul ne joue avec le feu. L’intérêt supérieur du Liban réside dans le maintien de la stabilité de la Syrie. »
Enfin, le chef du législatif s’est félicité de la réunion maronite de Bkerké sous l’égide du patriarche Béchara Raï. « Mgr Raï a offert un cadeau à tous les Libanais, et pas seulement aux maronites. C’est une initiative plus que positive et je souhaite qu’elle englobe tous les Libanais », a-t-il dit, rappelant son appel à la formation d’un « front national pour en finir avec les clivages du 8 et du 14 Mars ».
« Je reste sur ma position et j’y insiste davantage aujourd’hui, à la lumière de ce qui se passe dans la région et aussi en Syrie », a-t-il dit.
Source: L’Orient Le Jour