Fadia Safi : Le chemin à parcourir reste long

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04/12/2010
Fondée en 1976 par Yvonne Chami, infirmière, sage-femme et assistante sociale, le Sesobel (Service sociale pour le bien-être de l’enfant – Liban) est un projet de vie articulé autour des besoins de l’enfant atteint de handicap. Sa mission consiste à assister l’enfant atteint de handicap, à soutenir et aider la famille, comme à travailler avec les composantes de la société.
Chaque année, plus de 450 enfants atteints de handicap physique, mental ou de troubles du développement bénéficient de l’aide de cette ONG, à travers des programmes d’action individualisés et adaptés à leurs besoins.
« Nous œuvrons de manière à fournir aux enfants les compétences nécessaires pour une meilleure insertion sociale », explique Fadia Safi, présidente du Sesobel. Mais aussi pour qu’« ils soient témoins de leur propre cause ». « C’est ce que nous avons essayé de faire à travers le programme « Des enfants plaidant pour les droits des enfants », qui a d’ailleurs permis à nos enfants d’être actifs et de s’affirmer, ajoute Fadia Safi. Le projet a eu un impact positif et a permis de contribuer encore plus au changement des mentalités. En effet, nous estimons que tous les enfants sont égaux sur le plan humanitaire et qu’il faut miser sur leurs compétences. Je peux dire que les ONG ont relevé le défi, en opérant des changements au sein de la société. Actuellement, on accepte mieux la personne handicapée. Toutefois, il nous reste encore un long chemin à parcourir, principalement pour améliorer les infrastructures, assurer une meilleure insertion de l’enfant et pour appliquer la loi. Mais je suis convaincue que les initiatives entreprises par la société civile feront tache d’huile et nous finirons par atteindre ces objectifs. »
Source: L’Orient Le Jour