La crise, une opportunité à saisir pour les pays méditerranéens (rapport BEI)

Non classé

Les pays du sud et de l’est de la Méditerranée ont démontré une « forte capacité de réaction » face à la crise économique mondiale et pourraient en sortir renforcés, selon une étude publiée lundi par la Banque européenne d’investissement (BEI).

Ce rapport, réalisé par le Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques (Femise) et publié à l’occasion de la 4e Semaine économique de la Méditerranée, qui s’ouvre lundi à Marseille, porte sur le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, Israël, la Palestine, la Syrie et le Liban.Après une décennie de forte croissance (4 à 6% par an) sur fond d’ouverture aux échanges internationaux, ces pays ont été touchés par la crise via « leur forte dépendance envers les économies développées, elles-mêmes entrées en récession », tout en étant relativement protégés « du fait d’une intégration financière limitée, au niveau régional comme au niveau mondial », souligne l’étude.
Si le secteur financier local a été peu touché et la dette extérieure bien maîtrisée, le choc de la crise s’est traduit par une baisse de la croissance (de 2 à 2,5 points en moyenne) et a eu des conséquences sur l’emploi et les budgets publics.
Selon le réseau Femise, qui note une « reprise faible » en 2010-2011, les pays méditerranéens pourraient profiter du contexte mondial de sortie de crise, « de nature à modifier la hiérarchie des économies », à condition qu’ils « développent de nouveaux vecteurs de croissance ».
Car ils sont confrontés à un « double défi », observent les auteurs du rapport: « celui de la convergence avec les pays de la rive nord méditerranéenne et celui de la création d’emplois pour répondre à l’arrivée de 60 millions de nouveaux actifs d’ici à 2030, ce qui implique une croissance annuelle de 7 à 8% ».
Pour y parvenir, le Femise préconise trois leviers: l’approfondissement de la zone de libre-échange en Méditerranée, complété par une politique d’attractivité des investissements directs étrangers, le passage progressif à la société de la connaissance et enfin, la mise en oeuvre d’actions structurelles pour corriger notamment le sous-équipement en infrastructures de base.

Source: Le Parisien