Récital pianistique et lyrique pour Résonnance-Liban

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26/11/2010

Elizabeth Sombart.

Elizabeth Sombart

En point d’orgue de l’année Chopin et Schumann, un récital pianistique et lyrique en hommage aux génies du romantisme par deux interprètes de talent : Elizabeth Sombart (piano) et Akiko Nakajima (soprano), en soutien à la fondation Résonnance-Liban.

Le mercredi 1er décembre à 20h30, à l’amphithéâtre Pierre Aboukhater, USJ, rue de Damas.

Ce concert, qui s’inscrit dans le cadre du bicentenaire de Frédéric Chopin et de Robert Schumann, vise à joindre, par leurs qualités artistiques fondamentales, l’âme de ces deux illustres maîtres du romantisme.

L’un comme l’autre nourrissaient en effet une véritable passion pour le chant. Si la musique vocale de Schumann est relativement appréciée et connue, celle de Chopin, par contre, l’est beaucoup moins et, pourtant, pour le grand musicien polonais, le chant était une respiration incontournable. Il demandait toujours à ses élèves de cultiver l’art du chant « pour bien jouer du piano ».

Schumann vouait un culte passionné à l’endroit de son illustre confrère.

Une profonde amitié et admiration liait ces deux grands artistes qui se sont dédiés deux de leurs œuvres majeures: la Deuxième ballade de Chopin à Schumann et les Kreisleriana de Schumann à Chopin. Suprême révérence de Schumann à son ami polonais, il insère dans le Carnaval un tableau musical qui porte son nom : Chopin.

À noter que, durant leur séjour au Liban, Elizabeth Sombart et Akiko Nakajima offriront ce concert dans un hôpital et deux prisons. Ce qui rejoint l’un des principes fondateurs de Résonnance, « d’offrir la musique là où elle n’est pas ». Sombart, qui en est également la présidente fondatrice, n’est plus à présenter. La musicienne française, née à Strasbourg, a déjà effectué de nombreux séjours au Liban. Élève de Bruno-Leonardo Gelber à Buenos Aires ou de Hilde Langer-Rühl à Vienne, la pianiste a perfectionné son jeu propre en travaillant la question de la respiration et du silence, avant de suivre pendant près de 10 ans l’enseignement de Sergiu Celibidache à Mayence, en approfondissant ses études de phénoménologie musicale.

La carrière internationale de la soprano japonaise Akiko Nakajima a pris son grand élan lorsqu’elle a remporté le premier prix du Concours australien de chant. Depuis, elle s’est constituée un vaste répertoire partant des Passions de Bach, en passant par les Lieders de Schubert et de Wolf, jusqu’aux œuvres de compositeurs contemporains.

Source: L’Orient Le Jour