Inauguration officielle de Jabal Moussa, troisième réserve de biosphère du Liban

26/10/2010
Le public écoutant attentivement les explications de Mme Menassa, en l’église de Mchati.Le public écoutant attentivement les explications de Mme Menassa, en l’église de Mchati.

C’est par une marche dans la nature suivie d’une cérémonie officielle qu’a été inauguré samedi, officiellement, le site de Jabal Moussa, classé par l’Unesco comme réserve de biosphère en 2009. Le moteur du processus ayant abouti à ce classement est l’Association de protection de Jabal Moussa, qui a réalisé le projet de « promotion de l’écotourisme pour la protection de la biodiversité dans la région de Jabal Moussa », avec l’appui du bureau de coopération de l’ambassade d’Italie, dans le cadre du programme ROSS.
L’inauguration a eu lieu en présence du ministre du Tourisme Fadi Abboud, des députés Farid el-Khazen et Gilberte Zouein, de l’ancien député Salah Honein, de l’ambassadrice de Grande-Bretagne Frances Guy, de l’ambassadeur de Belgique Johan Verkammen, du président du bureau de coopération italienne au Liban et en Syrie Fabio Melloni, du chargé d’affaires du bureau de l’Unesco à Beyrouth Saïd Belkachli, d’un représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), du président de l’Association de Jabal Moussa Pierre Doumet et de plusieurs présidents de conseils municipaux et moukhtars de la région.

L’inauguration a été entamée par deux marches dans la réserve : l’une, longue de quatre heures, menée par l’explorateur libanais Maxime Chaaya, et, l’autre, plus courte, d’une durée d’une heure et demie. À l’issue de ces marches, M. Abboud a souligné l’importance de promouvoir l’écotourisme auprès des visiteurs du Liban, alors que M. Chaaya a estimé qu’il était nécessaire que le peuple libanais apprenne à connaître les vestiges naturels de son pays pour les préserver.
L’inauguration officielle s’est déroulée en l’église Saint-Élie de Mchati, avec une série de présentations.
Prenant la parole en premier, M. Doumet s’est dit convaincu que « plus la population prendra conscience d’une manière inoffensive de la beauté de cette montagne, plus elle se sentira concernée par sa préservation, et plus les habitants de la région pourront en profiter, par la création d’emplois de gardes et de guides touristiques comme par la vente de produits locaux, plus ils y seront attachés ». « C’est ainsi qu’il est possible de protéger la biodiversité d’une manière plus efficace en impliquant la population locale, a-t-il ajouté. Et, par conséquent, c’est ce qui fera reculer les activités destructrices de l’environnement. »
Pour sa part, M. Melloni a précisé que l’appui du bureau de coopération italienne à ce projet s’insère dans le cadre de son intérêt concernant l’environnement et le développement. M. Belkachli a rappelé que Jabal Moussa est la troisième réserve de biosphère classée par l’Unesco au Liban en 2009, après les cèdres du Chouf en 2005, et Jabal Rihane en 2007. Ces trois sites font partie d’un groupe de 553 réserves de biosphère dans le monde, dans 107 pays, a-t-il ajouté, appelant à la présentation de la candidature d’autres sites du Liban. Il a précisé que ces réserves sont « plus qu’une zone protégée, elles sont conçues pour encourager la synergie entre l’homme et la nature ».
Enfin, Samira Menassa, directrice du projet d’écotourisme, a mis l’accent sur la biodiversité de l’endroit, détaillant le processus de création d’itinéraires dans la réserve, d’installation de panneaux de signalisation, de réhabilitation de demeures ancestrales et de renforcement des capacités de la population locale. Elle a rappelé qu’il est possible d’entrer en contact avec l’association à l’adresse suivante : info@jabalmoussa.org

Source: L’Orient Le Jour