Hamadé : Il faut faire face au colonialisme perse

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Le ministre des Télécoms va poursuivre al-Manar pour diffamation et incitation au meurtre
 
Hamadé : Il faut faire face au colonialisme perse
 
Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a affirmé hier que « nous faisons face à deux ennemis, Israël et l’ennemi de la démocratie qui a abandonné le Golan et veut faire exploser le Liban ». Et de préciser qu’il fallait s’opposer au « colonialisme perse ». Ces propos ont été tenus lors d’une cérémonie organisée en soutien à M. Hamadé, qui a aussi reçu durant le week-end la visite de nombreuses délégations et personnalités venues lui témoigner leur solidarité après la campagne d’accusation de traîtrise menée contre lui par la chaîne de télévision al-Manar, relevant du Hezbollah.
Hier, une délégation de cheikhs druzes, présidée par cheikh Ali Zeineddine, s’est rendue au domicile du ministre. À l’issue de la réunion, et en réponse à une question sur le fait de savoir si les propos tenus par Walid Joumblatt sur la chaîne télévisée al-Arabiya visaient à torpiller l’initiative du président de la Chambre, Nabih Berry, M. Hamadé a assuré que M. Joumblatt « n’avait pas connaissance de cette proposition lors de son intervention télévisée ». Lundi, une délégation du Conseil druze avait déjà rendu visite au ministre, et le secrétaire général du Conseil, Mounir Hamza, avait alors tenu à souligner « le passé combattant de M. Hamadé ».

Les forces du 14 Mars
Samedi dernier, une délégation de l’alliance du 14 Mars s’était rendue chez le ministre des Télécoms en signe de soutien et pour protester contre la campagne orchestrée contre M. Hamadé. Les députés Élias Atallah, Waël Bou Faour, Antoine Ghanem et Walid Eido étaient notamment présents ainsi que les anciens députés Farès Souhaid et Ghattas Khoury. Se sont également joints à la délégation Michel Mekattaf et Eddy Abillamah.
Après la réunion, Farès Souhaid s’est élevé contre « ce qui se passe aujourd’hui dans les médias libanais qui lancent des accusations contre des personnalités libanaises dont la réputation n’est plus à faire et dont on connaît le passé ». Le député Walid Eido, membre du Bloc du futur, a précisé que « cette visite servait à condamner les accusations de traîtrise proférées par des personnes censées être reconnaissantes à Marwan Hamadé et à l’ensemble du gouvernement qui a supporté le fardeau du combat et de la résistance ». Le ministre des Télécoms a choisi quant à lui de mettre l’accent sur le fait qu’il n’existe pas de contradiction entre « la démocratie et l’arabité, mais entre la démocratie et les régimes de l’ombre (…). Nous leur disons que nous sommes fiers de notre futur, un futur dont nous avons tracé les grandes lignes avec le sang de nos martyrs ». Marwan Hamadé a aussi confié qu’il n’allait pas « demander la fermeture d’al-Manar » mais « l’application de la loi », et que, par conséquent, il allait « avoir recours à la justice comme tout citoyen, d’abord comme témoin principal des attentats et des assassinats, et comme principale personne visée, je compte m’adresser à la commission d’enquête internationale. Je leur dis que Walid Joumblatt et moi-même savons pourquoi ils (ses détracteurs) craignent l’enquête internationale ». Le ministre des Télécoms a précisé qu’il allait poursuivre al-Manar pour diffamation et « incitation au meurtre », ajoutant que « certains médias s’étaient transformés en lance-missiles ».

 

Mercredi 03 Janvier 2007 | 5:00 | Beyrouth