Les Forces libanaises dénoncent les « actes de vandalisme » de l’opposition dans le centre-ville

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Harb évoque « le chantage » de la rue
 
Les Forces libanaises dénoncent les « actes de vandalisme » de l’opposition dans le centre-ville
 
Les Forces libanaises et la Gauche démocratique étaient unanimes, hier, pour condamner le pourrissement de la situation politique et les prises de position de l’opposition. Boutros Harb, député du Batroun, n’était pas en reste.
La réunion régulière des députés des FL a eu lieu, hier, sous la présidence du chef du comité exécutif des FL, Samir Geagea, et en présence d’Eddy Abillamah, membre du comité exécutif des FL.
Au terme de la réunion, les députés ont publié un communiqué dans lequel ils estiment que « continuer à occuper les places publiques de Beyrouth en y établissant des habitations permanentes est un acte de vandalisme et n’entre pas dans la catégorie des manifestations démocratiques ».
Les députés indiquent aussi que la sortie de la crise réside dans le retour aux institutions que sont le gouvernement et le Parlement. Tout en saluant l’initiative de la Ligue arabe, les députés des FL soulignent que « le Parlement demeure le lieu où les Libanais doivent prendre leurs décisions ».
Les députés du bloc des FL appellent également tous leurs collègues du Parlement à accuser le chef de l’État de violation de la Loi fondamentale, en raison de son refus de signer le décret de convocation des collèges électoraux à la partielle du Metn.

Sabotage
Par ailleurs, dans un communiqué publié par le bureau exécutif de la Gauche démocratique, cette dernière accuse l’opposition d’avoir eu recours au sabotage de la Constitution et des institutions. La Gauche démocratique rappelle que le rôle du président de la République tout comme celui du président de la Chambre sont devenus des « rôles de blocage ». De même, elle accuse l’opposition de bloquer le centre de la capitale et d’entraver également le déroulement de la partielle du Metn.
Boutros Harb, député du 14 Mars, a remarqué que « ce qui se passe porte un coup sévère à la Constitution et représente une tentative de priver le Liban du tribunal international qui représente une immunité contre les éventuels assassinats à venir ».
Dans un entretien accordé à la télévision du Koweït, le député du Batroun a estimé que l’action de l’opposition est passée de la phase des protestations à la phase du chantage. « L’opposition semble nous dire : “Nous resterons là pour bloquer l’économie, la vie sociale, la productivité, le tourisme et les affaires, et nous ne cesserons pas notre action jusqu’à ce que vous démissionniez, et si vous ne démissionnez pas, nous détruirons le pays” », a encore dit M. Harb.

 
Jeudi 28 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth