Le secteur des locations reste actif

Non classé
 
Marché de l’immobilier 
Le secteur des locations reste actif
 
Le marché immobilier termine son sixième mois de morosité où le volume des transactions des terrains et des appartements reste relativement faible. Le manque de signes positifs quant à l’avenir du pays n’encourage pas les investissements ni les ventes d’appartements.
Dans cette grisaille, seul le secteur des locations résidentielles est animé. Le marché est soutenu par plusieurs paramètres. Incontestablement, la présence des étrangers, surtout des Occidentaux, agite le secteur. De plus, nous avons constaté des modifications dans la stratégie de la clientèle locale qui cherche – désormais et pendant une certaine durée – à louer alors que sa logique initiale était l’achat.
Selon notre estimation, les loyers devraient actuellement représenter 6 % de la valeur de l’appartement. À Beyrouth, les loyers vont généralement de 50 à 200 dollars le m2. Pour les appartements meublés, il faudrait ajouter en fonction de la qualité et de l’ancienneté de l’aménagement de 20 à 50 dollars le m2. Naturellement, le marché des meublés est dominé par la demande venant des étrangers qui résident pour un à trois ans dans le pays.
Généralement, les appartements mis sur le marché à leur juste valeur se louent rapidement. À l’opposé, certaines unités ont plus de difficultés à trouver preneur. Les explications sont simples : gourmandise du propriétaire qui surévalue son bien, absence de parking, mauvais état des lieux et manque de souplesse du propriétaire devant certaines exigences des expatriés qui veulent certaines garanties en cas de rapatriement.
Le centre-ville de Beyrouth est une région demandée. Toutefois, les possibilités se résument à deux quartiers : Saïfi Village et quelques appartements dans la région de Zokak el-Blatt autour du musée Mouawad. Les loyers y sont les plus élevés de la ville (autour de 150 dollars le m2 avec des pics à 200 dollars le m2). Le quartier de Saïfi Village séduit particulièrement les Occidentaux qui travaillent dans les sociétés étrangères implantées au centre-ville. Le cadre urbain spécifique et soigné du quartier attire également les jeunes cadres locaux célibataires ou nouvellement mariés.
La jeunesse locale et certains expatriés occidentaux sont aussi sous le charme du quartier Gemmayzé. S’ils ne sont pas dégoûtés par les embouteillages et l’agitation nocturnes, ces derniers peuvent y trouver de petites tailles dans l’ancien stock. La zone de Gemmayzé compte également de somptueux appartements à la location dans d’anciennes résidences en contrebas du palais Sursock.
La demande est particulièrement soutenue par la clientèle occidentale dans les différents quartiers d’Achrafieh (Tabaris, Furn el-Hayek, Sassine, Nazareth, Zahret el-Ihsan et Sioufi). Les loyers y varient de 60 à 125 dollars le m2.
La région de Ras-Beyrouth a toujours été très demandée. Bien qu’ils soient peu nombreux sur le marché, les petits appartements sont chaque année pris par les étudiants des universités AUB et LAU. Les prix les plus élevés – parfois de manière injustifiée – se trouvent rue Bliss, à Manara, à Aïn el-Tiné, à Verdun et à Ramlet el-Baïda. La demande vient principalement de corps diplomatiques et de familles aisées dont les budgets dépassent les 3 000 dollars mensuels et qui cherchent des appartements de standing avec des vues dégagées sur la mer.
En coopération avec RAMCO, 01/349910, mail@ramcolb.com
Jeudi 28 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth