Joumblatt : « Tôt ou tard, l’un de nous vengera nos martyrs »

Non classé
 
Joumblatt : « Tôt ou tard, l’un de nous vengera nos martyrs »
 
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a souligné lundi que tôt ou tard, le régime syrien devra payer pour les assassinats politiques perpétrés au Liban, « de Kamal Joumblatt à Pierre Gemayel ».
M. Joumblatt s’exprimait lors des obsèques du chef de sa sécurité personnelle, Selmane Sayour, à Rachaya, en présence de députés et de personnalités de la région, ainsi que de représentants des formations du 14 Mars.
Récemment décédé, Selmane Sayour avait été pendant trente ans responsable de la sécurité du chef du PSP. « De Kamal Joumblatt à Pierre Gemayel, en passant par Rafic Hariri, la traîtrise a une adresse unique : celle du tyran de Damas », a déclaré Walid Joumblatt dans une allocution.
« Nous résisterons. Nous résisterons aussi longtemps qu’il le faudra et nous persisterons dans le processus d’indépendance, celui de l’arabité véritable, l’arabité humaniste », a-t-il ajouté.
« Tôt ou tard, l’un de nous vengera nos martyrs, de Kamal Joumblatt à Pierre Gemayel », a-t-il dit.
Hier soir, le chef du PSP s’est rendu auprès du Premier ministre, Fouad Siniora, au Sérail, à la tête d’une délégation de la Rencontre démocratique réunissant les ministres Marwan Hamadé, Ghazi Aridi et Nehmé Tohmé.
« J’ai voulu me concerter avec le Premier ministre Siniora, en cette période difficile, pour faire face au projet de putsch politique, économique et culturel que le régime syrien tente de mener au Liban à travers ses outils locaux », a déclaré M. Joumblatt, au terme de la rencontre.
« Il ne faudra pas non plus que nous oubliions le putsch au niveau de la sécurité », a-t-il poursuivi. « La confrontation avec le régime de Damas est dure. Du point de vue de la sécurité, nous nous battons à armes inégales, mais d’un point de vue politique, nous avons résisté », a-t-il ajouté. « Et le monde libre nous a aidés dans notre confrontation avec l’axe obscurantiste syro-iranien », a-t-il dit.
« Nous verrons qui triomphera à la fin, les forces de l’obscurité et du mal ou bien les forces de la vie, celles qui ne veulent pas de destruction », a-t-il conclu.
 

Mercredi 27 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth