Geagea : Aucun des grands acteurs politiques n’a l’intention d’entraîner le pays dans une guerre civile

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Le chef des FL réclame le déploiement d’observateurs internationaux à la frontière syrienne
 
Geagea : Aucun des grands acteurs politiques n’a l’intention d’entraîner le pays dans une guerre civile
 
Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé, hier, « ne détenir aucun indice qui permettrait de penser que le Liban pourrait tomber, à nouveau, dans le piège de la guerre civile ».
Dans un entretien à paraître aujourd’hui dans le journal du PSP, al-Anba’, M. Geagea a expliqué que « la tension est grande, mais les grands acteurs politiques, qui ont le pouvoir de pousser les choses vers une guerre civile, n’ont pas cette intention-là ».
« Il y a certains seconds couteaux qui parlent de guerre civile, mais ceux-là n’en ont pas les moyens et en parlent avec irresponsabilité », a-t-il ajouté.
Selon Samir Geagea, « l’éclatement d’une guerre civile ne peut être le fait du hasard ou la conséquence d’un incident donné, mais il est le fruit d’une décision prise par un acteur principal ». Le chef des FL a rappelé « qu’il y a un acteur régional qui souhaite l’éclatement d’une guerre civile, mais il ne dispose heureusement pas de suffisamment d’outils internes lui permettant de mener à bien ses desseins ».
Interrogé sur un éventuel appel à la désobéissance civile que lancerait prochainement l’opposition, M. Geagea a répondu : « Cela dépend de ce qu’ils entendent par désobéissance civile. Si cela veut dire que certains fonctionnaires ne se rendront plus à leur travail, cela tombe bien car l’État souhaite, depuis longtemps, purger ses administrations. Mais si cela signifie que l’opposition compte couper des routes, alors qu’aucun Libanais n’a le droit de couper la voie à un autre Libanais, le gouvernement interviendra alors pour faire respecter la loi. »
Et d’ajouter : « Les manifestations qui ont lieu actuellement ne sont pas respectueuses de la loi. Il est normal que des manifestations aient lieu dans des lieux publics, mais il n’est pas normal d’édifier des habitations permanentes sur des lieux publics et de priver les autres de l’accès à ces derniers. »
Concernant l’affaire du tribunal international, Samir Geagea a précisé que « la France et les États-Unis n’appuient pas ce projet pour rendre service à la famille Hariri ». Selon le chef des FL, « le tribunal ne fera pas la lumière uniquement sur cet assassinat (de Rafic Hariri), mais sur toute une période de notre histoire ; et il dotera le Liban d’une immunité qui lui a longtemps manqué et qui a permis une série d’assassinats, de Kamal Joumblatt à Pierre Amine Gemayel ».
Samir Geagea s’est également exprimé en faveur d’un déploiement d’observateurs internationaux à la frontière syro-libanaise. « Ce qui permet le trafic d’armes, notamment à la hauteur du poste-frontière de Masnaa, est la situation actuelle de la Sûreté générale et des douanes », a-t-il conclu. Il convient d’indiquer, par ailleurs, que M. Geagea a rendu visite, en compagnie de son épouse, Mme Sethrida Geagea, députée de Bécharré, au cardinal Sfeir et à Mgr Élias Audeh pour leur présenter leurs vœux à l’occasion de Noël.
 

Mercredi 27 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth
 

 
Zahra : Le dialogue, seule issue
 
Le député Antoine Zahra (FL) s’est indigné, hier, de la proposition faite par l’ancien Premier ministre Sélim Hoss, dans laquelle M. Hoss appelait le chef de l’État à publier un décret considérant le gouvernement de M. Fouad Siniora comme étant démissionnaire. M. Zahra a, en outre, salué la proposition du président de la Chambre, Nabih Berry, qui avait laissé entendre que « le retour au dialogue est le seul moyen de sortir de la crise ».
 

Mercredi 27 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth