Les Gardiens du Cèdre demandent « d’expertiser » le général Aoun

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Interdits au Liban, accusés de collusion avec "l’ennemi sioniste"
 
Les Gardiens du Cèdre demandent "d’expertiser" le général Aoun

Le parti libanais des « Gardiens du Cèdre », interdit au Liban pour ses positions hostiles à la Syrie et aux Palestiniens, et accusé d’entretenir des relations avec « l’ennemi sioniste », vient d’adresser une lettre ouverte au général Michel Aoun.

Le journal koweïtien « Al Seyassah » publie des extraits de cette lettre qui demande au général Michel Aoun de former une commission d’enquête, composée d’experts et de juges auxquels il fait confiance, afin de « faire la lumière sur ses propres réalisations depuis sa nomination à la tête d’un gouvernement restreint en 1988 ».

La lette ouverte interroge Aoun : « Pourquoi avait-il lancé la “guerre de Libération” en 1989, et comment cette guerre s’était-elle terminée ? Pourquoi avait-il lancé une guerre d’élimination contre les Forces libanaises quand il fut à lui tout seul le premier ministre par intérim, le ministre de la Défense et le commandant en chef de l’armée ? Que sont devenus les fonds qu’il a amassés du peuple libanais ? Pourquoi a-t-il participé aux élections législatives partielles de 2003 et générales de 2005, alors qu’il prétend rejeter la loi électorale de 2000 ? Comment Aoun peut-il considérer aujourd’hui le gouvernement libanais d’illégitime et anticonstitutionnel parce que cinq ministres chiites ont démissionné, alors qu’il affirmait que son propre gouvernement, composé de trois ministres (tous chrétiens, dont lui-même) était légitime ? ».

Et d’ajouter, la lettre ouverte rappelle que « Aoun s’est fait un honneur en témoignant au Congrès américain contre la Syrie (Syrian Accountability Acte) et en contribuant à la résolution 1559. Mais, après avoir revendiqué ce rôle central, comment peut-il accuser le gouvernement libanais actuel, issue d’une majorité légitime, d’être vendu aux Américains ? ».

La lettre ouverte conclut que « le cas Aoun est vraiment désespéré. Il faut au moins une commission d’enquête pour y voir plus clair ».

Par MediArabe.info, lire l’article original : Al Seyassah – Koweït
mercredi 20 décembre 2006 – 13h29