Marché de l’immobilier

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Marché de l’immobilier
                              Le marasme continue
 
L’impasse politique dans laquelle le pays est plongé a inexorablement des répercussions sur le marché immobilier. Depuis le début juillet, le secteur n’arrive pas à retrouver son dynamisme d’antan et la situation ne cesse d’empirer.
La dégradation actuelle a entraîné le gel de nombreux projets immobiliers (essentiellement résidentiels).
De nombreux promoteurs qui font partie des plus actifs de Beyrouth n’osent plus s’engager dans de nouvelles constructions. Après avoir « nettoyé » les parcelles (destruction des anciens bâtiments existants) qu’ils avaient acquis auparavant, ces grandes sociétés de promotion immobilière préfèrent retarder leurs projets. Étant donné que l’avenir politique et sécuritaire du pays demeure une inconnue, ces promoteurs refusent de prendre le moindre risque.
Sachant que les ventes sur plan se sont raréfiées depuis cet été, aucun ne veut commencer les travaux sans avoir vendu au préalable 20 à 30 % de son stock. Ce phénomène traduit parfaitement la stagnation actuelle du marché. Il est évident que l’achat d’un appartement n’est plus à ce jour une priorité pour de nombreux Libanais qui pensent avant tout préserver leur travail. Peu pressés, les Libanais expatriés désireux d’acheter un pied-à-terre repoussent leur décision. Du côté de la clientèle en provenance des pays du Golfe, elle ne montre plus d’intérêt pour l’acquisition d’un appartement dans un pays qui fait tristement la une des médias depuis des mois.
Pourtant, Beyrouth compte à ce jour une multitude de projets en cours de construction. Dans tous les cas, il s’agit d’immeubles dont la construction est dans sa phase terminale et où la plupart des appartements ont été partiellement vendus depuis plusieurs mois.
Face à ce contexte actuel, nous avons observé une certaine flexibilité dans les prix des locations d’appartements et des bureaux. Les propriétaires sont de plus en plus prêts à revoir à la baisse la valeur de leur bien. Par contre pour les ventes, les prix semblent restés stables. Un phénomène surprenant étant donné la situation.
Depuis bientôt deux ans, le sort s’acharne sur les commerces et les restaurants du centre-ville. Entre les manifestations à répétition, la paralysie des rues liée au dialogue national et les sit-in en cours, y avoir une enseigne n’est plus une partie de plaisir. Cette succession d’événements commence à exaspérer les commerçants qui voient la saison des fêtes leur passer sous le nez. De plus, la situation actuelle tend à décourager les boutiques qui désiraient s’implanter au centre-ville. Conséquence logique, nous avons eu écho d’une augmentation des demandes vers les centres commerciaux (ABC Achrafieh et City Mall) et les quelques galeries de la ville. Aucun exemple ne vient pour l’instant alimenter la thèse d’un exode du centre-ville vers ces espaces marchands.
Mais ce phénomène n’est pas étonnant. Toutefois, ces demandes sont souvent vaines. Hormis quelques galeries qui disposent encore d’emplacements mal exposés au sous-sol ou au premier étage, les bons emplacements sont devenus très limités. Toutefois, les événements du centre-ville ne cessent de renforcer le pouvoir d’attraction des centralités commerciales solidement ancrées telles que Hamra, Verdun, Mar Élias, Furn el-Chebbak, Achrafieh, Zalka et Kaslik.

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Jeudi 14 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth