« Le Monde » fait état d’un « réarmement massif et constant du Hezbollah »

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Un commando affilié à el-Qaëda aurait pour mission de tuer 36 personnalités libanaises antisyriennes
 
« Le Monde » fait état d’un « réarmement massif et constant du Hezbollah »
 
 
La France est revenue hier sur le problème de l’entrée illicite d’armes au Liban via la Syrie, en rappelant que le rapport du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, sur la résolution 1701 « fait état d’informations sur des mouvements d’armes à la frontière syro-libanaise », en précisant que ces informations n’ont pu être vérifiées par l’ONU.
« Dans le rapport du secrétaire général des Nations unies sur la mise en œuvre de la résolution 1701 (…) qui sera discuté par le Conseil de sécurité le lundi 11 décembre », M. Annan « fait état d’informations sur des mouvements d’armes à la frontière syro-libanaise », a expliqué à la presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.
« Mais le rapport précise qu’il n’a pas été en mesure de vérifier ces informations », a-t-il ajouté, assurant que la France continue « à suivre cette question de la surveillance de l’embargo sur les armes avec beaucoup d’attention » et réfléchit « aux moyens d’en améliorer le contrôle ».
Faisant état de ce rapport, le quotidien français Le Monde cite anonymement hier « un haut responsable proche du dossier » à l’ONU évoquant un « réarmement constant et massif du Hezbollah ».
Selon ce même responsable, les armes seraient « iraniennes pour l’essentiel ». Elles entreraient au Liban grâce « à la complicité de sympathisants du Hezbollah au sein de la Sûreté générale libanaise », ajoute le journal, et le Premier ministre libanais Fouad Siniora refuserait de divulguer ces informations « alarmantes ».
Le Monde a également fait état d’un « document confidentiel » adressé au siège de l’ONU « par un haut fonctionnaire de l’organisation déployé dans la région » révélant l’existence au Liban d’un « commando d’une cinquantaine de militants affiliés à el-Qaëda » dont l’objectif serait d’assassiner, à l’instigation de Damas, 36 personnalités antisyriennes.
Le commando, formé de militants ayant combattu en Irak et infiltrés au Liban via la Syrie, serait installé dans un camp de réfugiés palestiniens du nord du Liban.

Des drones pour le Sud
Par ailleurs, le ministère français de la Défense a indiqué que la France est « disponible » pour déployer des drones au Liban-Sud afin de renforcer les capacités d’observation de la Finul.
« C’est un sujet sur lequel nous sommes disponibles, mais pour lequel nous avons besoin d’une décision du département des opérations de maintien de la paix des Nations unies », a déclaré le porte-parole du ministère, Jean-François Bureau, lors du point de presse hebdomadaire de la Défense.
« Ces moyens permettraient de renforcer les capacités d’observation de la Finul sur la zone », a-t-il fait valoir.

 
Vendredi 08 Décembre 2006 | 5:00 | Beyrouth