Siniora : Le cabinet « n’est pas en état de confrontation » avec le Hezbollah

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Le Premier ministre insiste sur la représentativité de Mitri
 
Siniora : Le cabinet « n’est pas en état de confrontation » avec le Hezbollah
 
À la veille de son départ, aujourd’hui, pour Strasbourg, où il prendra la parole devant le Parlement européen, le Premier ministre, Fouad Siniora, a estimé que l’occasion était « importante et rare » et devait être saisie.
Le Premier ministre a précisé qu’il visitera ensuite l’Allemagne, où il aura des entretiens avec la chancelière Angela Merkel sur l’application de la résolution 1701 et le rôle des forces allemandes de la Finul.
Procédant à un récapitulatif de l’action gouvernementale, depuis le 12 juillet, M. Siniora a inscrit son voyage européen dans le prolongement de la conférence de Rome, en pleine agression israélienne, et de la conférence d’aide à la reconstruction qui s’est tenue à Stockholm. Il a récapitulé pour la presse toutes les réalisations de son gouvernement, depuis « la brillante action diplomatique et politique » qui a permis l’amendement de la première version, défavorable au Liban, de la résolution 1701, jusqu’à l’envoi de l’armée au Liban-Sud, le retrait israélien et le déploiement de la Finul, « sans parler de l’action soutenue, destinée à assurer un retrait, conformément au plan en sept points, des fermes de Chebaa ».
M. Siniora a également évoqué l’action du gouvernement, destinée à assurer une aide internationale à la reconstruction, ainsi que l’organisation d’un forum d’aide au Liban, dans le courant de l’année.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que le gouvernement « n’est pas en état de confrontation » avec le Hezbollah, « tout en agissant afin d’avoir le monopole de l’exercice de la force sur l’ensemble du territoire national ».
Au passage, M. Siniora a rendu hommage « à l’effort du Hezbollah pour contrer l’agression israélienne et empêcher Israël d’atteindre ses objectifs ».
Il a estimé que le Liban « est aux yeux de l’Europe un modèle de modération, d’ouverture et de démocratie ». Il faut agir pour consolider cette image « et en assurer le succès, pour notre propre bien et celui de tous », a dit M. Siniora.
Le Liban, a-t-il ajouté, « se dirige vers la remise en vigueur de l’accord d’armistice » avec Israël, mais sera « le premier » à affronter Israël « quand les Arabes décideront de faire front à l’État hébreu ».
Enfin, M. Siniora a affirmé que, tout en comprenant les motifs du président Lahoud, il avait décidé quand même de déléguer le ministre de la Culture, Tarek Mitri, au sommet de la francophonie, pour le représenter personnellement. « Il est indispensable que le Liban soit représenté au sommet de Bucarest. Il y va de notre intérêt national », a conclu M. Siniora.
 
Mercredi 27 Septembre 2006 | 5:00 | Beyrouth