3 des 4 généraux détenus sont toujours en grève de la faim à la prison de Roumieh

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3 des 4 généraux détenus sont toujours en grève de la faim à la prison de Roumieh

Accusés d’avoir été complices du meurtre de l’ex-premier ministre Rafik Harirides, 3 des 4 détenus généraux pro-syriens poursuivent leur grève de la faim (entamée dimanche dernier selon certains médias), pour protester contre leur transfert dans leurs nouveaux locaux de prison à Roumieh. Mardi, les médias affirment que Jamil Sayyed a suspendu sa grève de la faim et a été pris dans une aile nouvellement construite de la prison, pour rejoindre Ali Hajj, Raymond Azar et Moustafa Hamdan.

La direction des forces de sécurité internes (FSI) souligne, avec les avocats de la défense, que les détenus ont été transférés pour "assurer de meilleures conditions sécuritaires et humanitaires". De plus, des sources judiciaires ont aussi affirmé au journal Annahar qu’ils ont été transférés d’un bâtiment à un autre uniquement pour des raisons de sécurité.

Pour rappel, Sayyed était l’ancien patron du département de la sécurité générale au Liban (connu sous le nom de Sureté Générale), homme fort du régime depuis que Lahoud a accédé à la présidence en 1998. Hajj était l’ex-directeur des FSI. Azar était l’ex-directeur des renseignements de l’armée. Hamdan était le chef de la garde présidentielle, un proche du président Lahoud. Ces 4 officiers avaient le total contrôle de la sécurité au Liban pour y installer la tutelle syrienne, ce jusqu’au retrait des troupes syriennes le 26 avril 2005. Ils ont été arrêtés suite aux mandats délivrés par la commission internationale d’enquête de l’ONU menée par le magistrat allemand Detlev Mehlis.

Selon les médias, Sayyed refusait dimanche dernier de rejoindre les 3 autres généraux et est finalement resté dans les anciens locaux. Malgré tout, il a été transféré dans une salle de la prison, nouvellement construite après avoir suspendu sa grève de la faim.

Akram Azouri, l’avocat de la défense du général Jamil Sayyed, a annoncé aux journaux qu’il visitera son client mardi prochain et "qu’il ne pourra ni confirmer ni dénier la raison de la suspension de la grève de la faim de son client." "Peu importe le lieu de détention, pourvu que la sécurité de Sayyed soit assurée."

Publié dans Libnanews, rédigé par Patricia Atallah le 20 septembre 2006