Leçon de vie

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Leçon de vie
 
C’est d’un long et pénible voyage, un voyage au bout de la nuit, qu’est rentrée radieuse, rayonnante, hier, notre consœur May Chidiac. Il y a dix mois, la mort l’avait plus que frôlée de son aile. À la journaliste vedette de la LBC, la terreur criminelle a cruellement arraché deux de ses membres ; mais elle n’a pu faucher l’essentiel, à savoir le feu intérieur, la volonté de continuer. En faisant mieux encore.

Dans les hôpitaux de Beyrouth puis de Paris, May Chidiac a dû faire le dur réapprentissage de la vie tout court. La douleur, autant morale que physique, a longtemps été sa lancinante, son envahissante compagne. Une femme d’une telle trempe ne pouvait que finir, cependant, par relever la tête. Et faire, de son bras valide, un pied de nez à ceux qui ont voulu la supprimer, comme ils l’ont fait de tant d’autres.

Le retour au pays de May Chidiac revêt valeur d’évènement : un évènement heureux, et pas seulement parce qu’un accueil de reine lui a été réservé à l’aéroport par une foule de personnalités. C’est dans chaque chaumière libanaise en réalité, et toutes tendances politiques confondues, que sera saluée et célébrée, devant le poste familial de télé, la réapparition d’un visage et d’une voix familiers, qui font pratiquement partie de la famille. Car bien que journaliste engagée (et pourquoi pas ?), May évoque irrésistiblement ce Liban attaqué, blessé par l’acier, brûlé par les flammes de l’enfer et qui renaît toujours de ses cendres. Elle parle pour tous les Libanais, quand elle se lamente sur les occasions historiques ratées ; et elle ranime les espérances vacillantes, elle fait honte à ceux qui sont tentés de baisser les bras quand, à peine posé le pied sur le sol natal, elle confie sa hâte de se remettre à l’ouvrage.

Plus spécifiquement, May Chidiac est l’incarnation vivante, Dieu merci, de cette presse libanaise qui fait tant de chagrins et de jaloux autour de nous, et sur laquelle se sont acharnées les forces du mal. Meurtrie et néanmoins superbe, pleurant les chers martyrs mais résolue à aller courageusement de l’avant, May a tout dit. Et elle l’a dit, malgré tout, en rose.

L’éditorial de Issa GORAIEB, 12/07/2006

 
 

2 thoughts on “Leçon de vie

  1. Coucou !
    tiens j’ai trouver cela, pour alimenter !
    Voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le JT le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.
    Règle numéro 1 : Au Proche Orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.
    Règle numéro 2 : Les arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.
    Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.
    Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.
    Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats.
    Règle numéro 6 : Les israéliens ont le droit d’enlever autant de palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10000 prisonniers à ce jours dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroriste".
    Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ».
    Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l’Europe », car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.
    Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info.
    Règle numéro 10 : Les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.
    Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ses règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux antisémite.
    Par Sindibad
    CAPJPO-EuroPalestine
     

  2. dommage hier soir tu devais avoir des problemes sur le messenger !
     
    Tu as raison de ne pas baisser les bras !
    car ce qu’il font en ce moment c’est intolerable et inadmissible !  allant jusqu’a couper toute liaison telephonique, television ! afin que ne se divulgue pas les informations et les photos de leurs oeuvres !
     
    Courage au LIBAN

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