Terrorisme: le rapport du Département d’Etat

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Comme chaque année en avril, le département d’État américain a rendu public son rapport sur le terrorisme dans le monde. L’édition 2005 publiée vendredi dernier recense plus de 11 000 attaques terroristes. En ce qui concerne le Liban, « un travail considérable reste à faire» dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

 

11 111 actes terroristes ont fauché plus de 14 600 personnes en 2005. Ce chiffre éloquent est avancé par le rapport annuel du Département d’Etat sur le terrorisme. 3 500 de ces attaques ont été perpétrées en Irak où près de 8 300 personnes ont été tuées. Parmi les victimes, 1 000 enfants et 100 journalistes ont été tués ou blessés.

S’arrêtant sur le Moyen-Orient où les organisations et groupuscules terroristes pullulent, le rapport constate que cette région tourmentée a été le théâtre d’actes majeurs de terrorisme. S’agissant du Liban, les mesures antiterroristes du gouvernement Siniora sont décrites comme étant « limitées mais importantes ». Ainsi malgré ces efforts soulignés plusieurs fois dans le texte, « un travail considérable » reste à faire pour lutter contre le terrorisme.

Le document de 275 pages évoque la campagne de terreur qui a frappé le Liban à partir d’octobre 2004, où 15 attentats et tentatives d’assassinat politiques ont provoqué 30 décès et blessé 230 personnes. Outre l’attentat contre Rafic Hariri, le rapport rappelle que « les attaques ont visé des hommes politiques et des journalistes libanais opposés à l’ingérence syrienne au Liban, dont le ministre des Télécommunications Hamadé, le député Gebran Tuéni, la journaliste May Chidiac, le ministre de la Défense Elias Murr et le journaliste Samir Kassir. »

Le Hezbollah et la Syrie pointés du doigt

D’après le rapport, le Hezbollah, omniprésent tout au long du texte, reste le « groupe terroriste le plus important du Liban à cause de sa puissance et de son influence sur la communauté chiite du pays ». Par ailleurs, il admet que les services de renseignements syriens restent opérationnels malgré le départ en avril 2005 des troupes de Damas, qui « continue d’appuyer et de faciliter l’acheminement, en contrebande, d’armes pour le compte du Hezbollah et des groupes terroristes palestiniens ».

En outre, il révèle que de nombreuses affaires en rapport avec les Etats-Unis ne sont pas traitées par la justice libanaise et ce, en accord avec les autorités conformément à la loi d’amnistie générale accordée à la suite de la « guerre civile ». Le document souligne que le gouvernement libanais a pris des mesures judiciaires à la suite des tentatives d’attentat contre l’ambassade italienne et contre l’ambassade américaine en 2004. Si « deux citoyens libanais, Mehdi Hajj Hassan et Abed Karim Mreich, ont été jugés et condamnés à cinq et deux ans de travaux forcés pour l’incident qui concerne l’ambassade des Etats-Unis », d’autres membres de cette cellule terroriste ont été libérés en juin après l’adoption d’une loi d’amnistie.

Pour conclure, le rapport indique qu’au sujet de l’épineuse question du financement du terrorisme 165 cas probables de blanchiment d’argent et de soutien financier à des activités terroristes ont été étudiés par un organisme libanais indépendant.

MS.D

 

Source: LIBAN  Le blog-info – France 2