Economie au Liban…

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BEYROUTH I

 
Azour : Le soutien économique international au Liban est indépendant des questions politiques
 
Les questions économiques et la conférence d’aide internationale au Liban ont figuré au menu de la visite aux États-Unis de la délégation libanaise, présidée par Fouad Siniora, au même titre que les sujets politiques, a réaffirmé hier le ministre des Finances, Jihad Azour.
« Cette visite nous a permis de clarifier notre vision économique et de présenter nos projets d’avenir pour le pays (…). Les rencontres ont été fructueuses et bénéfiques pour le Liban », a déclaré le ministre sur les ondes de la Voix du Liban.
« Le soutien au Liban se poursuivra, non seulement de la part des États-Unis, a-t-il affirmé. Nous aurons bientôt des réunions économiques avec la Banque mondiale, le FMI et les ministres des Finances de nombreux pays, tels que la France et l’Arabie saoudite, pour mobiliser toutes les capacités d’aide économique au Liban, car nous misons sur l’économie pour sauver notre situation politique, économique et sociale. » M. Azour a ensuite souligné « l’intérêt sérieux » de la part de l’Administration américaine, et le dialogue qui a lieu entre les pays étrangers sur l’aide au Liban, « c’est la raison pour laquelle je suis optimiste concernant l’intérêt international pour l’aide économique au Liban, et le fait qu’elle ne sera liée à aucune question politique », a-t-il indiqué.
Il a également relevé le soutien de la communauté libanaise aux États-Unis.
Concernant les progrès concrets dans la préparation de Beyrouth I, ils devaient être présentés hier, selon lui, au cours d’une réunion en petit comité, qui sera suivi d’autres réunions de travail avec des ministres des Finances étrangers, notamment arabes. Ces derniers se retrouveront en Égypte dans « environ un mois ».
 
 

STATISTIQUES

 
Degré de solvabilité : le Liban 101e au niveau global et 16e sur un plan régional
 
Selon son enquête biannuelle sur le degré de solvabilité de 173 pays, le magazine Institutional Investor a classé le Liban à la 101e place dans le monde et à la 16e place parmi 20 pays de la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Le Liban avait été classé 98e à un niveau international et 17e dans la région MENA, un an auparavant.
L’enquête sur le degré de solvabilité des pays est basée sur une échelle allant de 0 à 100, avec 100 pays représentant le moins de chance de défaut de paiement. Les notations sont basées sur l’apport fourni par des économistes et des analystes de risques souverains opérant au sein de banques universelles leaders sur les marchés et de sociétés financières.
Sur un plan international, le Liban s’est classé devant le Lesoto, la Bolivie, le Honduras. Il succède immédiatement au Swaziland, à l’Équateur et à Kiribati. Le Liban a enregistré un score de 31,5 points, alors que la moyenne globale est de 45,1. Les moyennes MENA et arabe sont respectivement de 52 et de 48,5.
Selon l’enquête répercutée dans le Lebanon Weekly Monitor, le Koweït est le pays qui a le meilleur degré de solvabilité dans la région MENA, alors que la Suisse continue d’avoir le moins de chance de défaut de paiement dans le monde.
Parallèlement, l’Irak s’est maintenu comme étant le pays qui a le pire degré de solvabilité dans la région MENA et la Corée du Nord comme ayant la probabilité la plus élevée de défaut de paiement.