Les propos de Khaddam ont mis en évidence « le rôle destructeur du régime syrien au Liban », souligne Bkerké

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L’Assemblée des évêques maronites a appelé hier de ses vœux un « consensus » qui mettrait fin à la crise ministérielle et a invité la Syrie à établir ses relations avec le Liban sur des bases « franches, claires et stables ».
En contraste, l’Assemblée a souligné dans un communiqué publié après la réunion combien « destructeur pour l’État libanais » a été « le régime militaro-sécuritaire syrien » dont les méthodes sont parfaitement lisibles dans « la déclaration fracassante » tenue par le vice-président syrien Abdel Halim Khaddam.
Voici l’essentiel du communiqué final publié par l’Assemblée des évêques maronites :
« La série d’attentats et d’assassinats qui s’est produite au Liban durant l’année écoulée fait peser un climat de peur et de méfiance qui doit porter les autorités libanaises, quelles qu’elles soient, à faire de leur mieux pour dissiper un climat malsain au possible, en particulier sur le plan économique.

« Les tiraillements ministériels et la bouderie de certains ministres, qui empêchent d’autres personnalités de remplir leurs fonctions, ne sont pas un signe de santé. Ils indiquent que les institutions officielles ne fonctionnent pas comme elles le devraient et le pourraient. Les évêques appellent toutefois à un consensus qui servirait l’intérêt général.
« La déclaration fracassante de l’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam a mis en évidence les effets déstabilisateurs et destructeurs que la présence militaro-sécuritaire syrienne a eus sur l’État libanais. Elle devrait inciter les responsables des deux pays à instaurer des relations saines entre le Liban et la Syrie.
« La situation économique et sociale et le recul de l’emploi dont se plaignent les Libanais doivent recevoir une solution sérieuse. Mais un tel règlement reste hypothétique tant que la situation de la sécurité n’incite pas à la tranquillité de l’esprit, et tant que ce n’est pas la compétence qui prévaut dans le secteur public, mais la détestable allégeance.
« Au seuil d’une nouvelle année dont nous ignorons ce qu’elle peut apporter, nous formulons l’espoir qu’elle sera meilleure que les précédentes, qu’elle sera l’occasion d’une consolidation de l’unité interne ainsi que de nos rapports avec nos voisins, auxquels nous rattachent des liens historiques et géographiques, sur des bases franches, claires, stables de nature à tranquilliser les esprits. »