Les présidents français et égyptien exigent une coopération totale de Damas avec la commission d’enquête internationale

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« Toute déstabilisation au Liban se retournera contre la Syrie », avertit Jacques Chirac

 
Straw appelle Damas à nouer des relations diplomatiques avec Beyrouth 
 
 
Placée dans une situation inextricable suite aux révélations fracassantes de l’ancien vice-président syrien, Abdel Halim Khaddam, la Syrie ne semble pas pressée, contrairement à la communauté internationale, de répondre à la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, qui avait demandé à interroger le président Bachar el-Assad et son chef de la diplomatie, Farouk el-Chareh.
Damas a ainsi démenti avoir autorisé les enquêteurs de l’ONU à interroger M. Chareh, alors qu’à Paris, les présidents Jacques Chirac et Hosni Moubarak s’accordaient sur la nécessité d’une coopération entière de la Syrie avec la commission. Le même discours était tenu à Beyrouth par le chef de la diplomatie britannique, Jacques Straw, qui a en outre invité Damas à établir des relations diplomatiques avec le Liban.
Engagé dans une mission diplomatique pour circonscrire les effets des déclarations de Khaddam, M. Moubarak, qui aurait rencontré dans l’après-midi l’ancien vice-président syrien, s’est abstenu de commenter l’attitude syrienne au moment où le président Chirac mettait en garde la Syrie contre toute tentative de déstabilisation au Liban. « Tout ce qui déstabilise ce pays finira par se retourner contre la Syrie », a-t-il dit, laissant entendre que Damas se trouve plus que jamais dans la ligne de mire de la communauté internationale.
Aux appels directs à la Syrie pour se conformer aux résolutions internationales sur le Liban, s’ajoutent des pressions exercées en coulisses sur le président Assad afin qu’il écarte son frère, Maher, et son beau-frère, Assef Chawkat.