Assassinat Hariri: l’Onu examine les suites à donner au rapport Mehlis

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Metlev Mehlis remet son rapport le 21 octobre à l’Onu à Kofi Annan

 

NEW YORK (AFP) – Le Conseil de sécurité de l’Onu examine mardi les suites à donner au rapport d’enquête sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, avec pour objectif minimum d’exiger de Damas une pleine coopération à la suite de l’enquête.

Ce rapport, rendu public jeudi, est accablant pour la Syrie. Il met en cause de hauts responsables des services de sécurité syriens et libanais dans l’assassinat et affirme que Damas n’a pas coopéré à l’enquête.

Le Conseil doit entendre à cette occasion le magistrat allemand Detlev Mehlis, chef de la commission d’enquête dont le mandat a été prolongé jusqu’au 15 décembre. Lundi, aucun projet de résolution n’était encore en circulation, les quinze membres du Conseil étant engagés dans des consultations intenses. Celles-ci portaient tant sur la forme –une résolution ou plusieurs sur les différents aspects de la problématique libano-syrienne– que sur le contenu, ont indiqué les diplomates.

Les Etats-Unis ont exprimé en termes très clairs l’intention d’accentuer la pression sur Damas pour qu’il coopère à l’enquête. "Nous allons certainement insister sur une totale coopération de la part de la Syrie. L’heure est venue des vraies confessions pour le gouvernement syrien. Plus d’obstruction, plus de demi-mesures, nous voulons une coopération substantielle et nous la voulons immédiatement", a déclaré l’ambassadeur américain à l’Onu, John Bolton.

Le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack, a affirmé que le Conseil de sécurité se réunirait de nouveau lundi prochain, au niveau ministériel cette fois, pour le suivi de l’affaire. M. Bolton a estimé qu’il existait "un haut degré d’unité d’objectifs" au sein du Conseil pour exiger du gouvernement syrien une coopération totale avec la commission Mehlis.

La France a souhaité une résolution de l’Onu pour "exiger" cela de la Syrie, mais qui laisserait à Damas une dernière chance avant de possibles sanctions, envisagées par Washington. Mais le Premier ministre britannique, Tony Blair, a refusé d’exclure la prise de sanctions contre la Syrie, insistant sur la gravité des faits allégués.

 

Source : AFP