Gibran Khalil Gibran

Gibran Khalil GIBRAN

Gibran Khalil GIBRAN est né en 1883 à Bcharré au Liban,  issu d’une famille chrétienne (son grand-père était prêtre maronite). En 1894 il émigre aux USA avec sa mère, retourne au Liban en 1897 pour y faire ses études à l’École de la Sagesse de Beyrouth. En 1901 il voyage en Grèce, Italie, Espagne, France, où il étudie la peinture. 
Il écrit alors Les Esprits Rebelles, un livre qui sera  brûlé en place publique à Beyrouth et considéré comme hérétique par les autorités maronites. 
En 1908, à Paris,  il travaille à l’Académie Julian et à l’École des Beaux Arts, et il fréquente Rodin, Debussy, Maeterlinck, Edmond Rostand… En 1910  il retourne définitivement aux USA (New York) pour se consacrer à la peinture et à la poésie. 
C’est en 1923 qu’il écrit son chef d’oeuvre : Le prophète . Il meurt à New York en 1931; son corps sera ramené au Liban, dans sa ville natale de Bcharré.

Il m’était très dur de choisir entre toutes ses paroles, mais je crois qu’après lecture, vous chercherez à en savoir bien d’avantage…

Si tu ne comprends pas ton ami en toutes circonstances, jamais tu ne le comprendras.

Nous sommes comme les noix,
Nous devons être brisés pour être découverts.

La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.

Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même.

Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l’éternité.

La terre est ma patrie et l’humanité, ma famille.

C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit.

De même que la valeur de la vie n’est pas en sa surface mais dans ses profondeurs, les choses vues ne sont pas dans leur écorce mais dans leur noyau, et les hommes ne sont pas dans leur visage mais dans leur coeur.

N’oubliez pas que la terre se réjouit de sentir vos pieds nus et que les vents joueraient volontiers avec vos cheveux.

Si l’amour vous couronne, il vous crucifie aussi.

Pitié pour la nation où les sages sont rendus muets par l’âge, tandis que les hommes vigoureux sont encore au berceau.

Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour.

Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.

Votre ami est la réponse à vos désirs.

Vous parlez quand vous cessez d’être en paix avec vos pensées.

Celui qui peut mettre le doigt sur ce qui sépare le bien du mal est celui-là même qui peut toucher les pans de la toge de Dieu.

Le désir est la moitié de la vie. L’indifférence est la moitié de la mort.

Si tu es blessé par autrui, tu peux oublier la blessure. Mais si tu le blesses, tu t’en souviendras toujours.

Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie.

Le désaccord pourrait être le chemin le plus court entre deux opinions.

Combien généreuse est la vie pour l’homme, mais combien l’homme se tient éloigné de la vie !

Nos larmes les plus sacrées ne recherchent jamais nos yeux.

Les fleurs du printemps sont les rêves de l’hiver racontés, le matin, à la table des anges.

Tu es aveugle. Je suis sourd-muet.
Que ta main touche la mienne et que la communication soit.

Si tu chantes la beauté, même dans la solitude du désert, tu trouveras une oreille attentive.

Tu ne vois que ton ombre lorsque tu tournes le dos au soleil.

Si ton cœur est un volcan, comment espères-tu que fleurissent tes mains ?

Le seul qui ait été injuste envers moi est le frère de celui envers qui j’ai été injuste.

Quand tu chantes, sache que l’affamé t’entend avec son ventre.

La mort n’est pas plus proche du vieillard que du nouveau-né ; la vie non plus.

Si tu révèles ton secret au vent, tu ne dois pas lui reprocher de le révéler à l’arbre.

Lorsque je me tins devant toi, tel un miroir limpide, tes yeux plongèrent dans les miens et contemplèrent ton image.
Alors tu me dis : " Je t’aime. "
Mais en vérité, tu t’aimais en moi.

L’art est un pas de la nature vers l’Infini…

4 thoughts on “Gibran Khalil Gibran

  1. J’avoue ne pas avoir été jusqu’au bout de ce blog encore, il fallait que je m’arrête ici : Khalil Gibran est l’un des mes auteurs favoris et je l’apprécie pour sa finesse, sa philosophie et pour cette art qu’il a de décrire la personne à travers une poésie qui lui est toute particulière. Il est le peintre des mots, l’empereur de la subtilité de la pensée intérieure, celui qui demande à son lecteur de se remettre en cause en assurant l’espoir. Je le connais depuis longtemps et j’ai de lui le Prophète et le Jardin du Prophète. Merci d’avoir parlé de lui. Andil.

  2. Hi, I got here for coincidence. I love Khalil Gibran too. I dont understand french, but if you speak english, would like to chat. My grandfather was from Libano, so im very interested in knowing the culture better. Hope you contact me back. Greetings.

  3. Bonjour,Merci pour cet hommage à "Khalil GIBRAN" sur ton blog….. Il le mérite, vu son talent.Bonne continuation pour ton blog…Serge le Poète (**Brouteur d’étoiles**)

  4. bel hommage a khalil gibran …mais pas seulement …tu as réussi a attirer mon attention sur la cause du LIBAN…bien que si je suis venu sur cet espace c ‘est parceque j’ai trouvé ton lien chez Marie Josée…donc avec déja une certaine sensibilité…pour ce pays…a bietot car je repasserai pour me tenir informée . bise

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